Le 28 février 2026, les forces armées des États-Unis et d’Israël ont lancé une campagne militaire conjointe contre l’Iran. La composante américaine fut conduite sous le nom d’Operation Epic Fury ; les frappes iraniennes qui suivirent ont visé Israël, les forces américaines et des objectifs situés dans les six États du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ces monarchies ont été directement exposées à la guerre et ont défendu leur territoire. Le CCG, en tant qu’organisation, ne s’est toutefois pas constitué en bloc co-belligérant homogène aux côtés de Washington et d’Israël[1]. Le théâtre s’est ainsi régionalisé plus vite que les statuts politiques des acteurs ne se sont homogénéisés.
Le contraste est net. Le 28 avril, les dirigeants du CCG demandaient encore d’intensifier l’intégration militaire et d’accélérer l’achèvement du système commun d’alerte contre les missiles balistiques[2]. Trois semaines plus tard, le 19 mai, le commandement américain affirmait que les combats avaient validé à pleine échelle, en conditions réelles, un réseau combiné de défense aérienne et antimissile que la région exerçait depuis plusieurs années sans l’avoir encore pleinement employé au combat[3]. Les deux constats peuvent être vrais simultanément. Relier des centres nationaux, partager des alertes et coordonner des engagements ne revient pas à confier à une autorité régionale unique le pouvoir d’employer les forces, d’allouer des intercepteurs rares ou de décider de l’escalade. La guerre a surtout rendu visible la distance entre production d’un effet défensif commun et gouvernement collectif des moyens qui le rendent possible.
Une intégration construite par couches
Cette architecture ne procède pas d’une rupture récente. Dès les années 1950, la réflexion américaine sur la défense du Moyen-Orient cherchait à obtenir installations, accès et coopération pratique sans généraliser des alliances formelles susceptibles de provoquer des résistances politiques locales. La pluralité des souverainetés et des perceptions de la menace rendait, selon cette analyse, la coopération fonctionnelle parfois plus praticable qu’une organisation régionale contraignante[4]. Après la révolution iranienne, cette logique prit une dimension directement opérationnelle. Au début des années 1980, la posture américaine associait installations régionales, moyens d’alerte et de commandement, prépositionnement et forces de déploiement rapide ; des projets envisageaient déjà un réseau régional intégré destiné à soutenir la projection américaine dans le Golfe[5].
Le CCG a superposé ses propres institutions à cette architecture extérieure. L’Accord de défense commune signé à Manama en décembre 2000 pose le principe qu’une attaque contre un membre est une attaque contre tous. La première phase du projet Hizam al-Taawun — la « ceinture de coopération » — relia, à partir de la fin de 2001, les centres d’opérations des forces aériennes et de la défense aérienne. En décembre 2013, le Conseil suprême décida en outre la création d’un Commandement militaire unifié[6]. Il serait donc inexact de décrire le CCG comme dépourvu de défense collective ou d’institutions militaires communes.
Cette base juridique et institutionnelle doit être distinguée d’un commandement intégré. Une obligation de solidarité indique qui doit être défendu ; elle ne dit pas, à elle seule, qui détient en temps réel l’autorité d’engager un système d’armes, de choisir entre plusieurs cibles ou de transférer des ressources d’un territoire à l’autre. La distinction devient décisive dans la défense aérienne, où le délai entre détection, décision et engagement peut être très bref et où l’emploi d’un intercepteur coûteux peut réduire la protection disponible contre la salve suivante. Le droit collectif et l’intégration opérationnelle peuvent donc progresser à des rythmes différents.
Leur existence n’a cependant jamais signifié fusion des appareils militaires. Hizam al-Taawun fournissait des communications sécurisées entre centres nationaux sans constituer, à ce stade, une défense aérienne pleinement intégrée. Les résistances tenaient aussi à la politique intra-golfe : plusieurs petites monarchies redoutaient qu’une centralisation militaire n’institutionnalise la prépondérance saoudienne. La diversité des fournisseurs d’armement suivait en partie le même calcul. Elle compliquait standardisation et interopérabilité, mais distribuait les relations de sécurité entre plusieurs puissances extérieures et servait de forme d’assurance diplomatique. Ce qui paraît sous-optimal au regard de l’efficacité militaire peut donc rester rationnel au regard de la souveraineté et de la gestion des dépendances.
Washington a longtemps travaillé à l’intérieur de cette contrainte. En 2009, le chef de CENTCOM qualifia de multi-bilateralism la méthode consistant à relier des coopérations bilatérales afin d’obtenir des effets multilatéraux, notamment pour l’alerte partagée, la défense aérienne et antimissile et l’image opérationnelle commune. Cette logique prolongeait des initiatives antérieures et fut suivie par le centre intégré de défense aérienne et antimissile d’Abou Dhabi puis par les engagements du sommet de Camp David de 2015.[8] Le modèle ne supprimait ni les chaînes nationales ni les accords bilatéraux ; il cherchait à rendre leurs interfaces suffisamment compatibles pour agir ensemble.
2025-2026 : du raccordement des centres à l’épreuve du combat
Les décisions prises en septembre 2025 montrent ce qui restait à consolider à la veille de la guerre. Après l’attaque israélienne contre le Qatar, le Conseil de défense conjoint ordonna d’accroître les échanges de renseignement par le Commandement militaire unifié, de transmettre la situation aérienne à tous les centres d’opérations, d’accélérer le système conjoint d’alerte balistique, d’actualiser les plans de défense et d’organiser des exercices entre centres d’opérations aériennes et forces de défense aérienne[9]. L’intégration n’était donc ni inexistante ni achevée : elle avançait fonction par fonction.
Le 12 janvier 2026, l’ouverture à Al-Udeid de la Middle Eastern Air Defense–Combined Defense Operations Cell (MEAD-CDOC), installée au sein du Combined Air Operations Center (CAOC), ajouta un nœud multinational à cet ensemble. CENTCOM lui attribuait des missions de coordination, de planification d’exercices, de réaction aux crises, de partage d’informations et d’alertes. Le CAOC plus large rassemblait alors des représentants de dix-sept pays ; cette donnée ne signifie pas que dix-sept États appartenaient à la nouvelle cellule[10]. Le dispositif reliait davantage les centres sans les absorber dans une structure unique.
La guerre donna à ces mécanismes une épreuve que les exercices ne pouvaient fournir. Dans son bilan de mai, CENTCOM indique avoir déployé des équipes américaines auprès d’unités Patriot partenaires pour améliorer l’alerte, la disponibilité et la déconfliction des engagements. Le MEAD-CDOC reliait parallèlement le CAOC aux centres nationaux. Le commandement attribue à l’ensemble de l’architecture l’interception de plus de 6 000 drones d’attaque à sens unique et de plus de 1 500 missiles balistiques dirigés contre les forces américaines, Israël et les partenaires arabes[11]. Ces chiffres sont ceux d’un acteur du conflit et portent sur l’ensemble du théâtre : ils ne permettent ni de calculer une performance propre au CCG ni d’attribuer chaque interception à une chaîne détection-décision-tir déterminée.
Les analyses indépendantes confirment néanmoins l’intensité de l’effort défensif. À la mi-mars, les États arabes du Golfe avaient déjà employé des centaines d’intercepteurs et consommé une part significative de leurs stocks de longue portée[12]. Au 19 mars, plus de 4 000 projectiles iraniens avaient été lancés contre les six États du CCG. Une faible proportion atteignit les objectifs recherchés, mais plusieurs infrastructures militaires, énergétiques, industrielles, portuaires et civiles de grande valeur furent néanmoins endommagées[13]. Un taux d’interception élevé ne produit donc pas l’immunité stratégique : quelques pénétrations peuvent suffire lorsque les cibles touchées sont critiques, tandis qu’une défense réussie peut elle-même créer une contrainte par consommation rapide de munitions rares. Trois questions doivent donc être séparées : la proportion des menaces interceptées, la valeur des dommages évités et la capacité du système à maintenir le même niveau de protection lorsque la durée du conflit érode ses stocks.
Ce qui est intégré — et ce qui ne peut pas être présumé
Le mot « intégration » recouvre ainsi des réalités de portée différente. Les accords, commandements, cellules et exercices forment d’abord une infrastructure institutionnelle. Lorsque des acteurs distincts partagent assez vite alertes, pistes et situation aérienne, une couche informationnelle s’y ajoute. Le seuil opérationnel est franchi quand capteurs, centres de commandement et moyens d’interception relevant de chaînes différentes contribuent à une même fonction défensive. Une autre étape commence lorsque les États délèguent ou pré-autorisent des décisions portant sur l’emploi des forces, l’allocation des moyens rares, les priorités d’engagement ou l’acceptation du risque politique. Les sources publiques documentent solidement les trois premiers niveaux ; elles ne permettent pas d’établir une intégration équivalente de l’autorité.
Cette dissociation possède une logique politique. Partager une piste radar ou une alerte améliore la connaissance de la menace sans dessaisir immédiatement un gouvernement de ses moyens. L’enjeu change lorsque la coordination porte sur l’affectation d’un intercepteur rare, la priorité donnée à une base plutôt qu’à une infrastructure énergétique, ou l’acceptation d’un risque d’escalade. L’intégration cesse alors d’être seulement technique : elle distribue des coûts, des vulnérabilités et des responsabilités entre États. Le frein n’est donc pas réductible à un défaut d’interopérabilité. Il tient aussi au prix politique de la délégation lorsque les décisions communes deviennent matériellement et stratégiquement contraignantes.
Les données ouvertes laissent ici une zone d’incertitude substantielle. Elles ne permettent pas de reconstituer, engagement par engagement, l’autorité exacte sur les batteries nationales, les éventuelles pré-autorisations transnationales, l’existence et la portée de règles d’engagement communes, ni l’arbitrage entre stocks nationaux. L’absence de documentation n’établit pas l’absence de procédures. Elle interdit seulement deux raccourcis inverses : présenter l’interopérabilité observée comme la preuve d’un commandement supranational, ou réduire la guerre à six défenses nationales isolées. Le communiqué du 28 avril fournit un repère plus sûr : après les principales opérations, les dirigeants du CCG saluaient la performance de leurs forces tout en demandant de poursuivre l’intégration et d’achever l’alerte balistique commune[14]. Le système avait produit des effets sans avoir atteint le terme de sa construction.
La dépendance se déplace vers les fonctions critiques
Ce constat modifie aussi la question de l’autonomie. L’interopérabilité avec une puissance protectrice augmente la puissance immédiatement utilisable : des moyens nationaux accèdent à une architecture d’alerte, de commandement, de données et de soutien plus vaste que celle qu’un petit État pourrait reproduire seul. Mais la dépendance ne disparaît pas nécessairement ; elle change de localisation. La propriété nationale d’une batterie ou d’un radar renseigne peu si l’alerte, la fusion des données, certains logiciels, la maintenance, les pièces ou le remplacement des intercepteurs reposent encore sur des fonctions extérieures difficiles à substituer.
La distinction entre sensibilité et vulnérabilité permet de préciser le test. Une perturbation coûteuse ne devient stratégiquement contraignante que si l’adaptation reste difficile après modification des politiques. La vulnérabilité dépend donc des solutions de remplacement disponibles et de leur coût, à la fois en temps et en argent[15]. Appliqué à la défense du Golfe, ce critère rend insuffisant le simple comptage des fournisseurs. Un système alternatif n’est un substitut réel que s’il peut être raccordé aux chaînes de commandement, soutenu logistiquement, servi par du personnel formé et disponible avant que la fonction manquante ne compromette la campagne.
L’après-guerre a placé cette profondeur du système au premier plan. Les États du Golfe cherchent à reconstituer leurs stocks alors que la demande mondiale est élevée et que les capacités les plus complexes restent soumises à des délais de production, des goulets d’étranglement industriels et des contraintes de main-d’œuvre ou de matériaux. La livraison d’un nouveau système ne clôt pas le problème : il faut encore l’intégrer aux forces, constituer les filières de formation et adapter les doctrines[16]. La robustesse ne se mesure donc pas seulement au nombre de projectiles détruits pendant les premières salves. Elle dépend de la capacité à réparer, ravitailler, remplacer et redistribuer assez vite pour que le réseau reste militairement utilisable.
La guerre États-Unis–Israël–Iran de 2026 n’a ainsi produit ni une alliance supranationale du Golfe ni le retour à six appareils juxtaposés. Elle a révélé une architecture hybride où capacités nationales, institutions du CCG, relations bilatérales et fonctions américaines de théâtre se combinent sans que leur degré d’intégration soit identique. Sa force vient précisément de cette modularité : des souverainetés différentes peuvent concourir à un même effet défensif. Sa vulnérabilité apparaît lorsque certaines fonctions critiques restent concentrées ou difficilement remplaçables. La question décisive n’est donc plus de savoir si le Golfe est « intégré ». Elle est de déterminer qui contrôle chaque fonction indispensable, combien de temps celle-ci peut être soutenue sous forte consommation et à quel coût elle peut être remplacée lorsqu’un fournisseur, un stock ou un nœud de commandement devient indisponible.
Notes
[1] U.S. Central Command, « U.S. Forces Launch Operation Epic Fury », Public Release, 28 février 2026, https://www.centcom.mil/MEDIA/PUBLIC-RELEASES/Article/4418396/us-forces-launch-operation-epic-fury/ ; Israel Defense Forces, « Press Briefing by IDF Spokesperson BG Effie Defrin, February 28, 2026 », 28 février 2026, https://www.idf.il/en/mini-sites/israel-at-war/briefings-by-idf-spokesperson-bg-effie-defrin/february-26-press-briefings/press-briefing-by-idf-spokesperson-bg-effie-defrin-february-28-2026/ ; Ellen Clarke, Noor Hammad et Asna Wajid, « Mapping the damage: Iranian strikes on the GCC », International Institute for Strategic Studies, 27 mars 2026, https://www.iiss.org/online-analysis/online-analysis/2026/03/mapping-the-damage-iranian-strikes-on-the-gcc/.
[2] Secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe, « Media Statement by HE GCCSG on the Occasion of the 19th Consultative Meeting of Their Majesties and Highnesses, the Leaders of the Cooperation Council States », 28 avril 2026, notamment le passage final demandant d’intensifier l’intégration militaire et d’accélérer l’achèvement du système d’alerte contre les missiles balistiques, https://www.gcc-sg.org/en/MediaCenter/News/Pages/news2026-4-28-5.aspx.
[3] U.S. Central Command, « Statement from Adm. Brad Cooper before the House Committee on Armed Services on the Posture of U.S. Central Command », 19 mai 2026, section « Capitalizing on Partner Contributions to Regional Air Defense », https://www.centcom.mil/ABOUT-US/POSTURE-STATEMENT/. Les chiffres et l’appréciation de la validation du réseau sont ici explicitement traités comme des affirmations institutionnelles de CENTCOM.
[4] John C. Campbell, Defense of the Middle East: Problems of American Policy, revised edition, New York, Harper & Brothers for the Council on Foreign Relations, 1960, p. 231.
[5] Bruce R. Kuniholm, « A Political/Military Strategy for the Persian Gulf and Southwest Asia », in Samuel F. Wells Jr. et Mark A. Bruzonsky (dir.), Security in the Middle East: Regional Change and Great Power Strategies, Boulder, Westview Press, 1987, pp. 313-314.
[6] Conseil de coopération du Golfe, Secrétariat général, The GCC: Process and Achievements, 8e éd., Riyad, 2014, p. 33 pour l’Accord de défense commune et le principe selon lequel une attaque contre un membre vaut attaque contre tous ; p. 35 pour la décision de créer le Commandement militaire unifié en décembre 2013 ; p. 36 pour Cooperation Belt (Hizam al-Taawun), approuvé en 1997 et dont la première phase commence à fonctionner à la fin de 2001, https://gcc-sg.org/en/MediaCenter/DigitalLibrary/Documents/7161447306380.pdf.
[7] Matteo Legrenzi, The GCC and the International Relations of the Gulf: Diplomacy, Security and Economic Coordination in a Changing Middle East, Londres, I.B. Tauris, 2011, p. 76 For supplier diversification, the logic of “insurance,” and the incomplete integration of Hizam al-Taawun; p. 77 for the constraints of trust and concerns over Saudi hegemony.
[8] Jean-Loup Samaan, New Military Strategies in the Gulf: The Mirage of Autonomy in Saudi Arabia, the UAE and Qatar, Londres, I.B. Tauris, 2023, p. 146 pour le multi-bilateralism décrit en 2009 ; p. 147 pour les initiatives américaines de défense aérienne et antimissile et le centre intégré d’Abou Dhabi.
[9] Conseil de coopération du Golfe, Conseil de défense conjoint, « Statement of the Extraordinary Session of the Joint Defence Council », Doha, 18 septembre 2025, décisions 1 à 5 : échanges de renseignement via le Commandement militaire unifié, transmission de la situation aérienne, accélération de l’alerte balistique, mise à jour des plans de défense et exercices conjoints, https://www.gcc-sg.org/en/MediaCenter/News/Pages/news2025-9-18-5.aspx.
[10] U.S. Central Command, « U.S., Regional Partners Open New Air Defense Operations Cell in Qatar », Public Release 20260113-01, 13 janvier 2026. Le communiqué précise que la cellule a ouvert le 12 janvier, qu’elle est située dans le CAOC, et que les dix-sept représentants nationaux mentionnés appartiennent au CAOC plus large, https://www.centcom.mil/MEDIA/PUBLIC-RELEASES/Article/4376614/us-regional-partners-open-new-air-defense-operations-cell-in-qatar/.
[11] U.S. Central Command, « Statement from Adm. Brad Cooper before the House Committee on Armed Services on the Posture of U.S. Central Command », 19 mai 2026, section « Capitalizing on Partner Contributions to Regional Air Defense », https://www.centcom.mil/ABOUT-US/POSTURE-STATEMENT/. Le total de plus de 6 000 drones et de plus de 1 500 missiles balistiques concerne l’architecture de théâtre et les menaces dirigées contre les forces américaines, Israël et les partenaires arabes ; il ne constitue pas un décompte propre au CCG.
[12] Albert Vidal Ribe, « Defending the skies of the Arab Gulf states », International Institute for Strategic Studies, 18 March 2026, https://www.iiss.org/online-analysis/online-analysis/2026/03/defending-the-skies-of-the-arab-gulf-states/.
[13] Ellen Clarke, Noor Hammad et Asna Wajid, « Mapping the damage: Iranian strikes on the GCC », International Institute for Strategic Studies, 27 March 2026, https://www.iiss.org/online-analysis/online-analysis/2026/03/mapping-the-damage-iranian-strikes-on-the-gcc/.
[14] Secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe, « Media Statement by HE GCCSG on the Occasion of the 19th Consultative Meeting of Their Majesties and Highnesses, the Leaders of the Cooperation Council States », 28 April 2026, notamment le passage final demandant d’intensifier l’intégration militaire et d’accélérer l’achèvement du système d’alerte contre les missiles balistiques, https://www.gcc-sg.org/en/MediaCenter/News/Pages/news2026-4-28-5.aspx.
[15] Robert O. Keohane et Joseph S. Nye Jr., Power and Interdependence, 4e éd., Boston, Longman, 2012, p. 11 sur le rôle des alternatives et du coût d’adaptation ; p. 13 sur le coût des substituts en temps comme en argent.
[16] Albert Vidal Ribe, « Challenge for the Gulf states: rearming after the war », International Institute for Strategic Studies, 12 May 2026, https://www.iiss.org/online-analysis/online-analysis/2026/05/challenge-for-the-gulf-states-rearming-after-the-war/.



