Introduction
Le 29 et 30 juillet, près de 72 000 migrants marocains ont afflué vers Ceuta, l’enclave espagnole située au nord du Maroc. En quatre jours, la quasi-totalité des migrants ayant franchi la frontière illégalement, ont été reconduits au royaume par les autorités espagnoles et marocaines. Cet épisode rappelle les précédentes vagues migratoires vers les enclaves espagnoles, notamment celles de 2014, 2021 et 2024. L’incident de Ceuta intervient dans un contexte marqué par des difficultés socio-économiques structurelles au Maroc, à savoir les questions de chômage, les inégalités territoriales, couplées aux défaillances des services publics de santé et d’éducation. Ces problématiques (non-exhaustives) contribuent à nourrir un sentiment persistant de marginalisation et d’absence de perspectives chez une partie de la jeunesse du royaume. Car les déplacements massifs vers l’Europe ne répondent pas seulement à des logiques économiques, mais témoignent aussi des sentiments de frustrations sociales d’une partie des Marocains. De plus, cette crise migratoire met en lumière les dynamiques de cogestion des migrations clandestines entre l’Espagne par le Maroc, dans le cadre de la politique d’externalisation de la gestion des flux migratoires entre l’Union européenne et les pays de la rive Sud de la Méditerranée. Le nombre sans précédent de migrants ayant réussi à franchir la frontière Tarajal, habituellement quadrillée et sous haute surveillance, interroge sur la responsabilité des autorités marocaines. Cette crise suggère donc l’usage du contrôle migratoire par Rabat comme outil diplomatique à l’égard de Madrid. Cet article analyse les problématiques socio-économiques derrière l’afflux migratoire à Ceuta et dans quelle mesure la surveillance migratoire opérée par le Maroc en coopération avec l’UE peut se transformer en instrument de pression diplomatique.
Une crise migratoire sans précédent, révélatrices des maux socio-économiques du Maroc
Un flux migratoire causé par des rumeurs numériques ?
Les migrants ayant tenté de rejoindre Ceuta auraient été influencés, selon les autorités espagnoles et marocaines, par la circulation de rumeurs sur les réseaux sociaux marocains concernant un prétendu relâchement du contrôle des frontières. Cette diffusion d’informations non vérifiées aurait contribué à l’accélération des départs et à la concentration rapide de migrants aux abords de l’enclave espagnole. Il est vrai que l’espace numérique marocain contient de nombreux comptes consacrés à la migration clandestine vers l’Europe, à l’instar des pages Instagram Haraga.europe et Haraga_Castillejo. Ces derniers mois, ces pages ont mis en avant le climat migratoire souple supposément favorisé par de récentes mesures juridiques espagnoles. En 2026, dans la lignée des précédentes régularisations (au nombre de six au total, la dernière en date fut en 2005), la régularisation exceptionnelle de 500 000 migrants en situation irrégulière, résidents en Espagne, est approuvée par le Conseil des Ministres espagnols en janvier, puis par la Cour suprême en mai. Fin juin, la Cour suprême espagnole a émis un arrêt interdisant le refoulement immédiat de personnes arrivant par la mer en Espagne. L’interprétation hâtive et erronée de ces juridictions a conduit à l’émergence d’une représentation de la péninsule ibérique comme une terre d’accueil et un eldorado d’opportunités pour les migrants clandestins, relayée par des contenus encourageant la migration clandestine.
L’arrivée massive des migrants marocains n’a pas démarré le 29 juillet, il s’est produit, à vagues successives et faible en nombre depuis le 20 juillet. Cet incident migratoire coïncide avec la visite du président Sanchez à Alger, qui a mis un terme officiel aux tensions diplomatiques entre Madrid et Alger[1]. En 2022, le soutien espagnol au plan d’autonomie marocain au Sahara occidental à conduit Alger à suspendre le traité d’amitié avec Madrid, signé en 2002, ternissant les relations entre les deux pays. La récente réconciliation algéro-espagnole s’est accompagnée d’une relance des relations économiques. Cette concomitance fait écho à la crise migratoire de mai 2021, quand 8000 migrants ont pénétré Ceuta en deux jours, après que Madrid a accueilli le chef du Front Polisario Brahim Ghali, pour hospitalisation.
Il s’avère donc que si des projets migratoires existent chez une partie des Marocains, ils se sont matérialisés en action concrète une fois les informations sur le relâchement de la surveillance de la frontière Tarajal leur sont parvenus. Leur mobilisation d’ampleur est loin d’être un fait spontané, au vu de la chronologie des évènements. L’espace numérique a ainsi permis une coordination accélérée des migrants, qui n’attendait qu’une occasion propice pour rejoindre l’Espagne. La chronologie de l’épisode invite également à dépasser l’idée d’une mobilisation entièrement spontanée. Les premiers départs avaient commencé plusieurs jours avant l’afflux massif du 29 juillet et certaines informations relatives à une possible ouverture ou à un relâchement du contrôle frontalier circulaient déjà sur les réseaux sociaux. La diffusion de ces informations a ainsi pu transformer une volonté migratoire préexistante en mobilisation collective rapide. Cette dynamique rappelle toutefois que les réseaux sociaux ne créent pas nécessairement la demande migratoire. Ils peuvent surtout accélérer, coordonner et amplifier des mobilités qui trouvent leur origine dans des facteurs sociaux et économiques plus profonds
Derrière la migration illégale : des maux socio-économiques structurels
Prêts à affronter vagues et courants pour parvenir à Ceuta et Melilla, les migrants illégaux marocains sont des milliers à tenter de fuir le royaume pour un meilleur avenir, bien avant ce récent épisode. Parmi eux, les mineurs non accompagnés sont nombreux à risquer la migration clandestine. Selon la chercheuse Mercedes Jimenez-Alvarez, les projets d’immigrations clandestines sont souvent soutenus par les familles des jeunes, motivés par des conditions de vie précaires et de faibles perspectives sociales[2]. De nombreux médias marocains ont interrogé les migrants sur les raisons derrière leur participation à la migration massive à Ceuta. Les réponses convergent vers l’absence d’opportunités, le chômage, les services de santé défaillants, la corruption, évoquant leur sentiment de hoggra. Ce mot arabe désigne le mépris, l’arbitraire et la violence de traitement ressentie par les franges défavorisées des sociétés maghrébines. Mis en avant par l’évènement déclencheur des printemps arabes (l’immolation de Mohammed Bouazizi) et du Hirak rifain (la mort du poissonnier Mohcine Fikri, broyé par une benne à ordure), il traduit les disparités sociales au Maroc et les abus de pouvoir commis par les autorités. Un exemple récent illustre ce sentiment : l’image d’un membre des forces de sécurité marocaines menaçant d’un bloc de pierre un jeune homme grimpant au sommet d’un rocher, tentant de rejoindre Ceuta, a scandalisé les internautes marocains[3].
L’essor économique au Maroc ne s’est pas accompagné d’un développement social et humain notable. A la lumière de la crise migratoire de Ceuta, des acteurs politiques et civiques ont pointé l’ambivalence des choix économiques et sociaux du royaume : Les avancés réalisés dans la connectivité routière, l’infrastructure footballistique ou l’organisation d’évènements sportifs d’envergures n’ont guère bénéficié la réduction du chômage endémique, la création d’emplois stables, ou la résolution de la défaillance chronique des secteurs de la santé et de l’éducation.
Les chiffres du royaume sont révélateurs de la crise socio-économique qui touche une partie non négligeable de la population : Le taux de chômage[4], de 13% en 2024, est plus élevé parmi les diplômés (19,4%) et chez les 15-24 (36 %). Devant les défis d’analphabétisme (28%)[5], les fractures socio-économiques entre milieux urbains et ruraux, le développement humain est loin d’être pleinement réalisé au Maroc. En particulier, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, dont sont issus une grande partie des migrants illégaux vers Ceuta et Melilla, est marquée par des inégalités socio-économiques et une dynamique de dissidence [6] vis-à-vis de « l’intérieur » du Maroc. Le rif, région montagneuse traversant le nord du Maroc, conserve encore aujourd’hui la mémoire de la résistance d’Abdelkrim al Khattabi, figure de la lutte contre la colonisation espagnole et instigateur de la République du Rif (1921-1926). La région est marquée par l’héritage de la révolte du Rif (1958-1959), réprimée violemment par les Force Armés Royales (FAR) et la marginalisation territoriale exercée lors du règne d’Hassan II.
La réconciliation et le développement socio-économique du Nord du royaume, débutés dès 1999, ne sont pas encore achevés. Le roi Mohammed VI a mis fin à la marginalisation du Nord en impulsant plusieurs projets économiques et en établissant ses quartiers estivaux à M’diq, suscitant un engouement touristique pour la région. L’ouverture d’une zone de libre-échange aux environs de Tanger, Tanger Free Zone en 1999 et la création de la province Fahs-Anjar en 2003, qui accueille de nombreuses structures industrielles, dont le Port Tanger-Med (depuis 2008), l’usine Renault et Tanger Automotive City (depuis 2012), ont suscité espoirs et promesses d’un essor socio-économique de la région, dont une partie de la population dépend des revenus des cultures de cannabis, des transferts de migrants installés à l’étranger et de la contrebande transfrontalière avec Ceuta et Melilla. Cependant, si les bilans économiques de ces projets sont certainement satisfaisants, le dynamisme industriel est capitalisé par le rayon Fahs-Anjar et Tanger[7]. La population de la région n’est pas la première bénéficiaire des créations d’emplois, en raison de la pénurie de compétence et d’un faible niveau de qualification, y compris pour des emplois peu qualifiés[8]. Car une partie de la population rurale a un mode de vie agropastorale, loin d’être préparé au bouleversement industriel qu’a connu la région ces vingt dernières années. De plus, le choix du Maroc de se tourner vers l’industrie d’exportation, créatrice d’emplois aux coûts avantageux pour les entreprises internationales, ne favorise pas des salaires et des évolutions de carrière soutenables.
La gestion migratoire, au cœur des relations hispano-marocaines :
Maroc-Espagne : Entre interdépendance économique et instabilités cycliques
Les relations entre le Maroc et l’Espagne sont caractérisés par ce que l’ambassadeur Raimundo Bassols a nommé « le matelas d’intérêts[9] », censé amortir les tensions bilatérales. Ce concept émerge dans la décennie 1980, centrant les rapports entre Rabat et Madrid sur leurs intérêts communs et un dialogue politique et institutionnel afin de dépolitiser les liens bilatéraux, en éludant les questions épineuses. Les deux États signent alors le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération en 1991 et Madrid défend les intérêts de Rabat lors du processus de Barcelone, institué en 1995. L’Espagne est également le premier partenaire économique du Maroc et le quatrième investisseur[10]. Cependant, des discordes latentes émergent ponctuellement, ayant pour sources les questions territoriales, les délimitations des zones maritimes, la couverture médiatique de la presse espagnole du Maroc et la gestion du fait migratoire.
Les tensions sur la question du Sahara remontent à la période de l’Espagne franquiste. Son retrait du territoire saharien en 1976 est la conséquence de la Marche Verte impulsée par Hassan II. Depuis, Madrid a cherché à maintenir une neutralité sur le dossier saharien, prônant la gestion onusienne du conflit et l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Tiraillée par l’Algérie et le Maroc pour soutenir leurs thèses, c’est la société civile et certains partis espagnols (dont PSOE et Podemos) qui soutiennent les revendications du Front Polisario, suscitant le mécontentement de Rabat[11]. La solidarité espagnole s’est ainsi exprimée par la couverture médiatique du démantèlement violent du camp saharaoui Gdeim Izik en 2010.
Les enclaves de Ceuta et Melilla suscitent également des éclats diplomatiques du côté marocain. Rabat ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur les deux enclaves qu’elle qualifie « d’occupées », revendiquées comme marocaines. Historiquement, du 8ème au 14ème siècle, les deux enclaves sont sous contrôle des dynasties maghrébines musulmanes puis du sultanat de Grenade. Ceuta est dominée par le royaume de Portugal entre 1414-1497. Les deux enclaves basculent sous le contrôle espagnol depuis 1497, quand le roi Philippe II unifia les royaumes portugais et espagnol. En novembre 2007, la tournée des rois d’Espagne dans les deux villes, coïncidant avec la commémoration annuelle de la Marche Verte, a conduit au rappel de l’ambassadeur marocain à Madrid pendant deux mois[12].
La crise hispano-marocaine de 2001-2003 est un cas emblématique du climat orageux qui peut caractériser les relations bilatérales entre les deux nations. Sur fond de tensions touchant à la gestion migratoire et aux délimitations des zones de pêches, le Maroc a rappelé son ambassadeur pour consultation, au mois d’octobre 2001 et a suspendu une série de réunions bilatérales. En juillet 2002, Rabat a décidé d’occuper l’îlot Persil (nommé Leila par le Maroc), au moment des négociations entre Madrid et Londres sur le statut de Gibraltar. L’Espagne a réagi en reprenant militairement le contrôle du rocher. La réconciliation hispano-marocaine n’est réellement conclue qu’en décembre 2003, quand la coopération migratoire est rétablie.
Le contrôle migratoire : un outil de chantage et de pression diplomatique pour le Maroc ?
Les enclaves de Ceuta et Melilla ont vu leur réputation de « bagne colonial [13]» du 19ème siècle transformée en « gardienne de la forteresse européenne [14]» au moment de l’intégration de l’Espagne à la Communauté Économique Européenne (CEE), adoptant une approche globale en concertation avec les États européens. L’Espagne et le Maroc ont signé l’accord migratoire et de réadmission des étrangers illégaux en février 1992, Madrid souhaitant faire du Maroc un État tampon, l’obligeant à réadmettre à la fois les étrangers de pays tiers et ses propres citoyens. L’Union européenne, via le traité d’Amsterdam de 1997, a adopté la communautarisation de la gestion migratoire, appliquée par le Conseil européen tenu à Tampere (1999). Les conclusions du sommet ont fait de la gestion migratoire en partenariat avec les pays tiers limitrophes de l’UE un principe de la politique migratoire européenne[15]. Le programme Tampere prône l’insertion de la lutte contre la migration clandestine et d’une clause de réadmission de migrants illégaux dans tout accord d’association ou de coopération entre l’UE et ses partenaires[16]. Ainsi, l’UE a exporté la gestion des flux migratoires illégaux et les responsabilités d’asile aux États limitrophes de l’UE, dont les pays nord-africains. Cette politique d’externalisation est scellée par la Politique Européenne de Voisinage (PEV) lancée en 2004, au moment de l’élargissement de l’UE à 10 pays. En contrepartie de financements et du renforcement des relations bilatérales, le contrôle des migrations clandestines incombe aux pays du Sud de la Méditerranée.
Entre Rabat et Madrid, la cogestion du fait migratoire est toutefois ardue. La convention de 1992 n’est appliquée qu’en 2004 par le Maroc, qui s’est montré réticent à coopérer pour plusieurs raisons [17]: relatives aux coûts financiers, au fait que la migration clandestine constitue un exutoire socio-politique, pour éviter d’entacher ses rapports avec les États d’Afrique de l’Ouest, mais surtout en raison du puissant levier de pression diplomatique que constitue le contrôle migratoire. Car les États sud-méditerranéens auxquels l’UE a sous-traité la surveillance des frontières et la rétention des migrants clandestins en usent comme monnaie d’échange pour avancer leurs intérêts stratégiques ou exiger des financements. Par exemple, le colonel Kadhafi avait réclamé 5 milliards d’euros pour sa rétention des flux migratoires aux portes de l’Italie en 2010[18]. Similairement, Ankara agite ponctuellement la menace des réfugiés syriens et des migrants depuis la conclusion de l’accord de 2016, qui a vu l’UE accepter de financer la Turquie d’un montant de 6 milliards d’euros[19].
L’instrumentalisation du contrôle migratoire est un outil d’influence diplomatique. Kelly Greenhill, spécialiste en relation internationales, est la première à introduire le concept de coercition migratoire dans son ouvrage Weapons of mass migration: forced displacement, coercion, and foreign policy en 2010. Elle le définit comme « comme des mouvements de population transfrontaliers délibérément créés ou manipulés dans le but d’obtenir des concessions politiques, militaires et/ou économiques de la part d’un ou plusieurs États cibles ». La migration est donc un moyen de coercition dans les relations diplomatiques, utilisée par des acteurs politiques depuis l’avènement de la mondialisation au 19ème siècle. Les exemples de cette politique machiavélique et déshumanisante pour les migrants abondent, Kelly Greenhill en a relevé plus de cinquante depuis 1953 : de l’Allemagne de l’Ouest visant les États-Unis à la Biélorussie visant l’Union Européenne (2021).
La crise migratoire de Ceuta, inédite par son ampleur, n’est donc guère un cas isolé. Le Maroc a usé de l’arme migratoire contre l’Espagne à plusieurs reprises[20] : En 2014, à la suite de la déclaration d’un responsable de Ceuta, Rabat à relâché son contrôle de la frontière Tarajal, laissant passer 300 migrants en deux jours. Similairement, en novembre 2020, 2300 migrants parviennent aux iles Canaries, sur fond de tensions hispano-marocaines sur la délimitation des zones de pêche atlantiques. Le royaume semble user du chantage migratoire indirect comme outil diplomatique afin d’obtenir des concessions sur des sujets épineux : le Sahara occidental, les zones maritimes, les relations avec l’Algérie, mais également pour réclamer davantage de financements sur le contrôle migratoire.
Conclusion
La crise migratoire de Ceuta a suscité l’affolement des autorités de l’enclave, comptant un peu plus de 83 000 habitants, qui a vu sa population presque doubler en 48 heures. Le président Sanchez, dépêché à Ceuta le 31 juillet, a qualifié cette situation de « violation de la souveraineté territoriale » espagnole. Du côté marocain, les officiels n’ont rompu le silence que le 2 août, avec la déclaration du porte-parole du ministère de l’Intérieur. Au niveau international, la crise de Ceuta a suscité de nombreuses réactions. Certains acteurs politiques, à l’instar du président Donald Trump ou de la présidente Giorgia Meloni, ont critiqué la politique migratoire du gouvernement de Sanchez. L’Italie a suspendu l’accord de Schengen pour une durée d’un mois à l’égard de Madrid et 22 États membres ont adressé une lettre à la présidente du Conseil européen exprimant leur inquiétude quant aux franchissements incontrôlés à Ceuta[21].
Notes
[1] Pedro Sánchez à Alger : le retour d’un dialogue dicté par les intérêts stratégiques, Le Matin d’Algérie le 20 juillet 2026, https://lematindalgerie.com/pedro-sanchez-a-alger-le-retour-dun-dialogue-dicte-par-les-interets-strategiques/
[2] Mercedes Jimenez- Alvarez, La migration vers l’Espagne, la migration autonome des mineurs marocains in Les mineurs migrants non accompagnés : Un défi pour les pays européens. KARTHALA Editions, 2014.
[3] القصطلني, أكرم. “مشهد يهز الضمير بسبتة.. عنصر من القوات العمومية يعتدي على شاب أعزل بحجارة كبيرة فوق منحدر صخري.” صوت المغرب, 1 Aug. 2026, https://thevoice.ma/مشهد-يهز-الضمير-بسبتة-عنصر-من-القوات-ا/.
[4] Haut-Commissariat au Plan, Activité, emploi et chômage, résultats annuels 2025, https://www.hcp.ma/Activite-emploi-et-chomage-resultats-annuels-2025_a4310.html, Consulté le 02/08/2026
[5] Haut-Commissariat au Plan, Evolution du taux d’alphabétisation des 15 ans et plus, https://www.hcp.ma/Evolution-du-taux-d-alphabetisation-des-15-ans-et-plus-en_a3479.html, Consulté le 02/08/2026
[6] Mohsen-Finan, Khadija & Vermeren, Pierre, Dissidents du Maghreb, Belin Editeur, 2018
[7] Sirine Al Hachimi, Omar Belkheiri et Yolande Benarrosh, « Distorsions économiques et spatiales dans le Nord du Maroc. Quels mondes en présence et quelle intégration possible ? Le cas de Fahs Anjra », Les Cahiers d’EMAM, 34 | 2022
[8] Ibid.
[9] Bernabé López García, Miguel Hernando de Larramendi Approfondissement des crises avec le Maroc. IEMED, https://www.iemed.org/publication/approfondissement-des-crises-avec-le-maroc/?lang=fr.
[10] Faiza Rhoul, L’Espagne en passe de devenir le troisième investisseur au Maroc.” Le 360 Français, https://fr.le360.ma/economie/lespagne-en-passe-de-devenir-le-troisieme-investisseur-au-maroc_67MP3RKTZBFGTD6T2ZLOXPIH5Y/, Consulté le 02/08/2026
[11] Bernabé López García, Miguel Hernando de Larramendi
[12] García, Bernabe López, et Miguel Hernando de Larramendi. « Le Maghreb et l’Espagne ». Le Maghreb dans les relations internationales, édité par Khadija Mohsen-Finan, CNRS Éditions, 2011
[13] Alicia Fernández García, « Enjeux économiques et défis sociaux à la frontière hispano-marocaine de Ceuta », ILCEA, 58 | 2025
[14] Ibid.
[15] Parlement européen, CONSEIL EUROPEEN DE TAMPERE 15 ET 16 OCTOBRE 1999, https://www.europarl.europa.eu/summits/tam_fr.htm
[16] Maëlle Parfait, « Instrumentalisation de la migration : assurer un continuum sécuritaire dans la fabrique des politiques migratoires européennes », e-Migrinter [En ligne], 25 | 2025, mis en ligne le 01 avril 2025, consulté le 05 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/e-migrinter/4789Global Approach to Migration (GAM) in 2005
[17] MIGREUROP. “1992-2004 la coopération maroco-espagnole en matière de politique migratoire.” MIGREUROP, 31 Dec. 2004, https://migreurop.org/article645.html.
[18] Le chantage à l’immigration juteux de M. Kadhafi.” France terre d’asile, https://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites-choisies/le-chantage-a-limmigration-juteux-de-m-kadhafi, Consulté le 02/08/2026
[19] “Migrants : l’UE face au cynisme de la Turquie.” Le Monde, 4 Mar. 2020. Débats,Turquie. Le Monde, https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/04/migrants-l-ue-face-au-cynisme-de-la-turquie_6031792_3232.html.
[20] “Le chantage migratoire marocain.” France Inter, 19 May 2021, https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-histoires-du-monde/le-chantage-migratoire-marocain-4317212. Consulté le 02/08/2026
[21] https://www.lexpress.fr/monde/europe/crise-de-ceuta-comment-pedro-sanchez-sest-retrouve-isole-sur-la-scene-europeenne-Q6DX3LDQVFAJ3KAD5TA4OBM3FE/



