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Irak : le difficile contrôle étatique des armes

Carole Massalsky

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Qui défend le Golfe ? Intégration militaire et souverainetés nationales dans la guerre États-Unis–Israël–Iran de 2026

octobre 1, 2026

Tewfik Hamel

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une campagne militaire conjointe contre l’Iran, dont les frappes qui ont suivi ont visé l’ensemble des États du CCG. Alors que les commandants américains considéraient que le réseau régional de défense aérienne et antimissile avait été validé au combat, le CCG continuait de demander une plus grande intégration militaire ainsi que l’achèvement de son système commun d’alerte contre les missiles balistiques. Cet apparent décalage reflète la nature hybride de l’architecture : les capacités nationales coexistent avec les mécanismes du CCG, les accords bilatéraux et les fonctions assurées par les États-Unis. Si le partage d’informations et la coordination opérationnelle se sont améliorés, l’autorité sur les forces et les ressources demeure largement nationale. Le système renforce la protection immédiate, mais crée des dépendances à l’égard des alertes, des données, du commandement, des intercepteurs et de la maintenance partagés. Sa résilience dépend donc de la capacité à maintenir ces fonctions dans la durée, sous une consommation prolongée et de forte intensité.

L’Accord de la Mecque pour la Défense Conjointe : Pourquoi maintenant, pourquoi ces trois pays et qu’est-ce-que cela signifie pour le Pakistan ?

septembre 28, 2026

Tehseen Fatima Syed, Aamira Bibi

Tehseen Fatima Syed et Aamira Bibi sont des chercheuses pakistanaises dont les domaines d’expertise respectifs portent sur l’extrémisme violent, la politique de sécurité nationale et la compétition stratégique du Pakistan, ainsi que sur la géopolitique du Moyen-Orient et la sécurité régionale. La complémentarité de leurs expertises se reflète tout au long de cet article, leur permettant d’évaluer l’importance du rapprochement sécuritaire émergent d’Islamabad avec Ankara et Riyad à la fois sous un angle pakistanais et régional. Fortes de cette compréhension, les autrices examinent les implications plus larges de ces accords trilatéraux, en étudiant les bénéfices potentiels pour chacun des trois États, tout en abordant une question centrale : pourquoi cet alignement stratégique émerge-t-il aujourd’hui plutôt qu’auparavant ?

Stabilisation coercitive et souveraineté sous contrainte : la stratégie égyptienne face à la guerre au Soudan

septembre 24, 2026

Yassine El Yattioui

Depuis avril 2023, la guerre entre les SAF et les RSF révèle une crise profonde de l’État soudanais, marquée par la fragmentation de la souveraineté et la régionalisation du conflit. Face à cette instabilité, l’Égypte soutient les SAF pour préserver ses intérêts sécuritaires, hydropolitiques et régionaux. Cette stratégie comporte toutefois un paradoxe : en s’appuyant sur l’armée pour stabiliser le Soudan, Le Caire risque de renforcer les dynamiques de militarisation à l’origine de la fragilisation de l’État. L’article analyse ainsi la tension entre stabilisation coercitive et reconstruction durable de la souveraineté soudanaise.

La présence des Houthis en Irak : du réseau de soutien à la profondeur opérationnelle

septembre 22, 2026

Firas Elias

Dr Firas Elias a réalisé une enquête particulièrement approfondie sur la présence des Houthis yéménites en Irak, portant notamment sur leur implantation, leurs réseaux, leurs modes d’action, leurs missions ainsi que leurs dispositifs de formation et de coopération militaire. Le présent article, rédigé à l’origine en langue arabe, constitue une synthèse de cette enquête, unique en son genre, fondée en grande partie sur des informations de première main recueillies sur le terrain. Il apporte ainsi un éclairage inédit sur les modalités de structuration et d’évolution de la présence houthie en Irak.

Syrie : le désarmement des Kurdes, ou la fin du moment Rojava

septembre 16, 2026

Loÿs de Pampelonne

Cet article revient sur le contenu du compromis conclu entre Damas et les Kurdes syriens, sur ses implications pour l'équilibre régional – Turquie, États-Unis, Israël, processus de paix avec le PKK – et le replace dans la perspective longue de la question kurde, en le comparant à la trajectoire, autrement plus institutionnalisée mais tout aussi fragile, du Kurdistan irakien, dont Adel Bakawan a montré la vulnérabilité structurelle malgré trente années d'autonomie constitutionnelle. Il s'interroge, enfin, sur ce que cette clôture du moment rojavien annonce pour l'avenir du mouvement national kurde dans son ensemble.

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