ANALYSES

Lisez notre dernier article

Irak : le difficile contrôle étatique des armes

Carole Massalsky

CATÉGORIES

Rojava : les dernières heures d’une révolution ? 

septembre 14, 2026

Dida Faridoon

Dida Faridoon est l’une des rares journalistes à avoir assisté à la réunion des représentants politiques du Rojava qui s’est tenue à Qamishli le 29 août 2026, en présence notamment de Mazlum Abdi et Ilham Ahmed. À la lecture de son compte rendu, cette réunion semble avoir été un moment de vérité. Loin des caméras, un débat difficile et parfois douloureux s’est déroulé entre les dirigeants kurdes confrontés à une question existentielle: que restera-t-il restera du Rojava, des Forces démocratiques syriennes et des acquis politiques et sociaux construits depuis plus d’une décennie ? Grâce au témoignage exceptionnel de première main de Dida Faridoon, l’EISMENA donne accès aux discussions qui se sont tenues à huis clos.

Ali al-Taher : une crête devenue le verrou militaire et politique du Liban-Sud

septembre 8, 2026

Alexandre Aoun

Alexandre Aoun est un spécialiste des mouvements non étatiques et des transformations du monde arabe, il nous emmène, dans cet article, dans les coulisses de ce qui se joue à Ali al-Taher. Basé au Liban, où il vit au quotidien les conséquences de cette guerre, notre chercheur nous livre une grille de lecture particulièrement pertinente pour saisir les dimensions militaires, politiques et géopolitiques de la bataille qui se déroule autour d’Ali al-Taher.

GenZ212, les « non-mouvements » et la monarchie : l’avenir de la contestation au Maroc

août 4, 2026

Benjamin Harley

Un paradoxe d'évolution et de révolution, le mouvement de la génération Z marocaine de 2025 s'est imposé, à bien des égards, comme l'héritier idéologique des soulèvements précédents, tout en incarnant une évolution conceptuelle des répertoires de la contestation populaire. Les manifestations ont marqué un glissement nuancé vers des non-mouvements décentralisés et non conventionnels, un processus itératif dont l'héritage, à la fois immédiat et durable, comporte de profondes implications pour l'avenir de la contestation comme de la gouvernance au Maroc contemporain.

LES PLUS CONSULTÉS

Qui défend le Golfe ? Intégration militaire et souverainetés nationales dans la guerre États-Unis–Israël–Iran de 2026

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une campagne militaire conjointe contre l’Iran, dont les frappes qui ont suivi ont visé l’ensemble des États du CCG. Alors que les commandants américains considéraient que le réseau régional de défense aérienne et antimissile avait été validé au combat, le CCG continuait de demander une plus grande intégration militaire ainsi que l’achèvement de son système commun d’alerte contre les missiles balistiques. Cet apparent décalage reflète la nature hybride de l’architecture : les capacités nationales coexistent avec les mécanismes du CCG, les accords bilatéraux et les fonctions assurées par les États-Unis. Si le partage d’informations et la coordination opérationnelle se sont améliorés, l’autorité sur les forces et les ressources demeure largement nationale. Le système renforce la protection immédiate, mais crée des dépendances à l’égard des alertes, des données, du commandement, des intercepteurs et de la maintenance partagés. Sa résilience dépend donc de la capacité à maintenir ces fonctions dans la durée, sous une consommation prolongée et de forte intensité.

En savoir plus