Émirats Arabes Unis et Soudan : Comment un petit pays contribue à une grande guerre ?

Dès le début de la guerre au Soudan entre l’armée et les Forces de Soutien Rapide (FSR), les Émirats Arabes Unis ont choisi leur camp. Pour lutter contre une armée soudanaise sous influence des Frères Musulmans, ils soutiennent les FSR avec lesquelles ils avaient noué d’anciennes relations militaro-financières. Ce soutien des Émirats arabes unis fait partie de leur stratégie régionale de lutte contre les mouvements islamistes. Après deux ans de guerre, leur partenariat militaro-financier continue et s’amplifie. En réaction, l’armée soudanaise mène une stratégie qui vise à mettre en accusation les EAU sur la scène internationale et à perturber le flux d’approvisionnement en provenance de ce pays.

Le sommet de Charm el-Cheikh : plus qu’un spectacle à la Trump ?

Au-delà de sa mise en scène grandiose, le sommet de Charm el-Cheikh a produit plusieurs résultats d’une portée considérable. Alors qu’Israël faisait face à une isolation internationale croissante, le sommet a notamment renforcé sa position régionale. Après le 7 octobre, Israël a cherché non seulement à remodeler Gaza, mais aussi à redéfinir par la force l’ordre moyen-oriental dans son ensemble ; par ce sommet, il a tenté de tirer parti du cessez-le-feu pour consolider ces acquis. Pendant ce temps, d’autres puissances régionales perdent du terrain, se normalisent ou contestent le nouvel ordre. Au milieu de ces dynamiques mouvantes se trouve un pays incertain quant à la manière de se situer dans ce paysage en recomposition : l’Irak.

L’Égypte, entre mémoire de puissance et diplomatie de survie

Le 15 septembre 2025, un sommet arabo-islamique d’urgence s’est tenu à Doha en réaction aux frappes aériennes israéliennes sur le sol qatari, survenues six jours plus tôt. Sous la participation de cinquante-sept États membres de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prononcé un […]

De l’instrumentalisation des milices par l’Etat à l’État milicien

Depuis l’indépendance, à chaque conflit le gouvernement soudanais a eu recours au même système de défense : la création de milices locales comme forces contre-insurrectionnelles. Cette politique a même transformé une milice en une véritable armée, les Forces de Soutien Rapide (FSR). La guerre qui oppose les FSR à l’armée régulière depuis 2023 a accentué la milicianisation du Soudan au point d’en faire un État milicien et de mettre en péril l’unité nationale.