Depuis le 28 février 2026, l’Iran est plongé dans la crise stratégique la plus grave de son histoire contemporaine. Un ensemble d’événements — des frappes militaires sans précédent, des pertes civiles massives, la mort d’un guide suprême, et une escalade régionale rapide — ont transformé une tension durable en confrontation ouverte d’échelle internationale. Les États-Unis et Israël ont lancé une offensive coordonnée contre l’Iran à partir de leurs positions régionales : depuis des bases dans le Golfe, notamment au Qatar, à Bahreïn et dans les Émirats, depuis des installations en Irak, et avec le soutien des capacités aériennes et navales américaines dans le Golfe et en mer d’Oman. Cette opération a visé des centres stratégiques à Téhéran et dans plusieurs grandes villes iraniennes, incluant des infrastructures militaires, des dépôts logistiques du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) et des lieux liés aux projets nucléaires et balistiques iraniens. Dans le cadre de ces frappes, un événement tragique a été largement relayé par les médias et les autorités iraniennes : une école primaire pour filles à Minab, dans la province de Hormozgan (sud de l’Iran), a été touchée par un missile durant les frappes du matin, alors que des centaines d’élèves étaient présents. Le bilan humain est extrêmement lourd : l’agence locale a rapporté au moins 85 morts dans un premier bilan, bilan qui a été révisé à la hausse, certains médias évoquant jusqu’à 148 morts, dont majoritairement des enfants, ainsi que des dizaines de blessés. Si l’on intègre ces données, le bombardement de l’école primaire — qu’elle soit considérée comme accidentelle ou liée à la proximité d’une installation militaire — a produit une onde de choc sociale, politique et morale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Iran. Cette attaque est immédiatement qualifiée par Téhéran de « crime de guerre » et sert de symbole de la souffrance de civils innocents dans ce conflit.
Dans le même temps, cet ensemble de frappes a tué des hauts responsables politiques et militaires iraniens, dont – selon plusieurs sources officielles iraniennes – le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que d’autres figures du Conseil de Défense et du leadership des Gardiens de la Révolution. La disparition de Khamenei représente une rupture politique majeure : il incarnait depuis plusieurs décennies l’autorité suprême et la ligne idéologique du régime. Sa mort, confirmée par les médias d’État comme issue directe des frappes du 28 février, signe non seulement un choc institutionnel profond, mais aussi une perte d’unificateur politique au cœur d’un régime qui avait jusqu’à présent conservé une cohésion interne malgré les crises. La réaction iranienne ne s’est pas faite attendre. Dès le même jour, le gouvernement a annoncé et mis en œuvre une riposte militaire par missiles balistiques et drones en direction d’objectifs israéliens et de bases américaines dans diverses zones du Moyen-Orient. Cette escalade a eu un effet domino sur plusieurs fronts : des attaques plus ou moins directes ont été signalées ou revendiquées contre des installations ou des intérêts étatiques dans des pays du Golfe, notamment le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et même Oman, qui avait auparavant adopté une posture de médiation pour éviter le conflit.



