Les pays du Golfe avaient multiplié ces derniers mois les efforts diplomatiques pour éviter l’escalade, cherchant à créer des canaux de désescalade entre l’Iran et les puissances occidentales. Ils avaient pris leurs distances avec certaines postures israéliennes dans le passé et avaient travaillé en coulisses à des négociations, notamment autour du nucléaire iranien. Cette position modérée — qui n’était ni pro-Iran ni anti-Israël — offrait à Téhéran une fenêtre rare pour neutraliser l’opposition régionale et réduire l’isolement sécuritaire de la République islamique. Au lieu de capitaliser sur cette fenêtre, les décisions prises par les Gardiens de la Révolution ont eu l’effet inverse : en frappant des territoires ou des intérêts liés à ces États du Golfe, l’Iran a transgressé leur souveraineté et réduit la marge de manœuvre diplomatique qu’il avait pu bâtir. Cela a encouragé ces monarchies à se rapprocher davantage de Washington et de Tel-Aviv sur les questions de sécurité stratégique, poussant certains à renforcer leurs systèmes de défense, à accueillir davantage de coopération militaire américaine, ou au minimum à abandonner toute posture neutre. The case of Oman is particularly emblematic: even as it condemned the escalation, it was struck or perceived as being targeted, definitively breaking trust and shrinking the space for mediation.
Le cas d’Oman est particulièrement emblématique : alors même qu’il condamnait l’escalade, il a été touché ou considéré comme visé, ce qui a définitivement rompu la confiance et réduit l’espace de médiation. Ces attaques, aussi coûteuses soient-elles du point de vue militaire pour les forces iraniennes, n’ont pas créé de désordre interne significatif dans les pays du Golfe. Les monarchies concernées ont maintenu leur stabilité, leurs trajectoires politiques et économiques, et leur ouverture à la coopération sécuritaire avec l’Occident. Cela souligne une surestimation stratégique du potentiel de pression indirecte.



