Que révèle Mark Savaya de la relation irako-américaine ?

Mark Savaya with Donald Trump (Instagram)

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Myriam Benraad

Myriam Benraad

Réinventer une relation dans un Moyen-Orient bouleversé

Revenons dans un premier temps sur la temporalité immédiate de l’analyse, soit le contexte de la nomination de Mark Savaya en Irak, de même que sur ses enjeux dans l’environnement à la fois local et régional présent. Né en Irak en 1985 dans la localité de Tel Kaïf d’une famille assyro-chaldéenne-syriaque originaire de la plaine de Ninive ayant émigré aux États-Unis au cours des années 1990 comme nombre de membres de cette communauté du fait de la violence et de l’instabilité qui avaient fait suite à la première guerre du Golfe[1], Mark Savaya était un homme d’affaires influent du Michigan jusqu’à sa désignation par l’administration de Donald Trump à la fonction d’envoyé spécial dans son pays natal. Actif au sein de la diaspora moyen-orientale, il s’était fait connaître comme un homme d’affaires offensif comptant parmi les plus fervents appuis du président républicain, auquel il avait d’ailleurs rallié une part non négligeable du vote musulman au cours de la dernière campagne électorale de 2024. Une fois posés ces quelques éléments de biographie, comment interpréter sa nomination à Bagdad et quels en sont exactement les enjeux ?

Pour répondre à cette question, il convient en premier lieu de recontextualiser l’arrivée de Mark Savaya à ce poste stratégique par une mise en exergue de la vision américaine de l’Irak post-2024 et plus spécifiquement de la logique « trumpienne » y présidant. Dans les grandes lignes, le nouvel envoyé spécial des États-Unis en Irak s’est fixé pour priorités de faciliter l’unification de la gouvernance du pays ainsi que celle de ses forces de sécurité sous un unique et même commandement, qu’il juge essentielle pour la stabilité, la souveraineté et la prospérité d’un État en voie de reconstruction. Au regard des tensions persistantes qui opposent les communautés irakiennes, Savaya entend également aider le rapprochement entre les autorités fédérales et la région autonome du Kurdistan en vue d’une cohésion nationale plus robuste sur divers volets de ce processus de relèvement[2]. À cet égard, l’optique qu’il poursuit traduit bien les tenants actuels de la stratégie américaine dans un Moyen-Orient en recomposition rapide.

D’une part, du haut de sa volonté de réinventer la relation irako-américaine, Mark Savaya est entièrement aligné sur l’approche « transactionnelle » mise en œuvre à plus large échelle par Donald Trump au Moyen-Orient. Cette approche se caractérise par une diplomatie pragmatique centrée sur des accords bilatéraux, économiques et militaires, supposés pérenniser les intérêts sécuritaires des États-Unis et privilégiant des gains stratégiques immédiats et une stabilisation de façade plutôt qu’une résolution politique durable des crises. Au-delà des alliances fortes passées avec les pétromonarchies du Golfe et d’une approche plus dure envers l’Iran, il s’agit de renforcer des partenariats « payants » avec d’autres États du Moyen-Orient comme l’Irak, dans le sens d’une normalisation des relations diplomatiques. D’autre part, conséquence directe de cette approche, Washington compte opérer par ce biais un désengagement relatif des zones de conflit prolongé dont l’Irak a longtemps été l’épicentre. Le président américain ne porte pas d’intérêt particulier à l’Irak en lui-même, où les États-Unis s’étaient militairement embourbés, mais il l’envisage comme un enjeu avant tout lié à son immense richesse pétrolifère ainsi qu’à sa position stratégique clé dans la rivalité régionale qui l’oppose à l’Iran. Autrement dit, il s’agit pour les États-Unis de procéder à un recentrage tactique sur les grands dossiers économiques et énergétiques irakiens, tout en conditionnant le dialogue et la coopération avec Bagdad à une distanciation effective vis-à-vis de l’influence iranienne.

Pour l’heure, l’arrivée de Mark Savaya est dans l’ensemble bien reçue par les partisans d’une relation renouvelée avec Washington, loin des ingérences militaires calamiteuses du passé. Elle signale indiscutablement une réorientation de la politique américaine en Irak, née de la volonté de « tourner la page » et combinant à la fois soutien institutionnel et investissement financier[3]. Le profil de businessman de Savaya abonde dans le sens des deals que Donald Trump a décidé de conclure à travers tout le Moyen-Orient et de sa détermination à reconstituer une influence antérieurement mise à mal par des actions erratiques dont le cauchemar irakien reste l’emblème tragique. En arrière-fond, les États-Unis poursuivent aussi le retrait progressif de leurs troupes encore stationnées sur le terrain, avec une présence militaire désormais très limitée – sur la base d’Al-Asad, par exemple. Cette présence flexible doit servir de levier dans les négociations régionales en cours ; elle n’est donc in fine qu’une composante secondaire du deal global auquel Donald Trump aspire et dont Mark Savaya sera le principal maître d’œuvre pour l’Irak. Lors de son premier mandat, Trump avait exprimé cet impératif pragmatique d’économies sur les coûts militaires et d’évitement de toute implication dans des conflits sans bénéfices manifestes pour les États-Unis. En ce sens, les grands investisseurs américains ont été appelés à s’engager plus sérieusement pour la remise à niveau des infrastructures de l’Irak, pour l’indépendance de son secteur énergétique et pour le renforcement de ses banques. Il est attendu de cette renaissance diplomatique qu’elle encourage une meilleure entente avec le gouvernement irakien et qu’elle contribue à une stabilité régionale accrue.

Au niveau géopolitique, celles des élites irakiennes qui souhaiteraient s’affranchir du joug de la République islamique voisine accueillent positivement la venue de Mark Savaya dans leur pays. Le 7 octobre 2023, suivi de la guerre à Gaza, a en effet rebattu les cartes du rapport de force entre Washington et Téhéran, dans le sens d’un affaiblissement durable de l’« Axe de la résistance » qui, rappelons-le, en tant que concept structuré, s’était constitué contre les États-Unis et l’État hébreu dans la foulée du renversement de Saddam Hussein au printemps 2003. À compter de cette date, l’Irak avait connu une irrésistible montée en puissance du fait milicien, jusqu’à ce que certaines milices chiites finissent par former un « État dans l’État », notamment à la faveur de leur lutte acharnée contre les jihadistes de l’État islamique entre 2014 et 2017. La donne a aujourd’hui fondamentalement changé. Conscientes des risques majeurs encourus par elles et par les élites de Bagdad en cas de confrontation directe avec Israël, notamment au lendemain de la « guerre des 12 jours » qui a pu révéler les faiblesses intrinsèques du régime iranien, les milices chiites armées irakiennes se sont majoritairement tenues à distance de la confrontation, par-delà leur rhétorique incendiaire. L’ancien ministre des Affaires étrangères Hochyar Zebari (2003-2014), figure du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), louait pour sa part la décision du président américain de nommer Mark Savaya à ce poste d’envoyé spécial comme la reconnaissance d’une « situation anormale » en Irak et une mesure audacieuse qui permettrait de contrecarrer le primat des milices en Irak en ouvrant la voie à un rééquilibrage politique interne avec des résultats tangibles[4].

Cet optimisme était relayé par d’autres groupes et factions, kurdes et sunnites principalement, qui depuis des années dénoncent la mainmise des milices majoritairement chiites sur l’appareil d’État post-baathiste, mais également par la tendance nationaliste au sein de la « maison chiite » irakienne désireuse d’une réforme en profondeur du système politique et d’un réalignement de la diplomatie irakienne. Pour contrebalancer le poids de l’Iran, une partie des acteurs politiques irakiens s’est en outre activement rapprochée des pétromonarchies du Golfe en vue d’asseoir de nouvelles alliances, avec l’Arabie saoudite plus spécifiquement, que l’Irak envisage comme un allié économique et sécuritaire de premier ordre. Rappelons que depuis 2017 et la création d’un « Conseil de coordination irako-saoudien », les deux pays ont progressivement renoué des liens, après de longues décennies de rupture diplomatique remontant à l’invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990. Cette dynamique s’est renforcée en 2024 lors de la rencontre entre le Premier ministre irakien sortant Mohammed Chia al-Soudani – sorti victorieux des élections législatives de novembre 2025 sans toutefois de majorité assurée pour former un gouvernement – et le prince héritier Mohammed Ben Salmane. Depuis, Riyad endosse en quelque sorte le rôle d’État garant de la souveraineté et de la stabilité de l’Irak, autour d’une convergence limpide avec les intérêts américains mis en avant par Trump et son émissaire Savaya.

Mais les dynamiques géopolitiques au Moyen-Orient sont mouvantes et incertaines, et il n’est pas dit d’avance que Mark Savaya et ses partenaires soient en mesure de venir à bout d’un fait milicien et d’une influence iranienne devenus quasi-structurels au fil des années. De fait, ces milices que Washington et ses soutiens aimeraient dissoudre envisagent sans surprise l’arrivée de Savaya et ses desseins déclamés avec défiance et soupçon. Pour elles, Savaya n’est au fond que l’ultime « agent » d’un interventionnisme américain dont les ressorts vont foncièrement à l’encontre de leurs intérêts et de leur stratégie en Irak[5]. En dépit d’un affaiblissement significatif de leur parrain iranien à l’échelle régionale, il est vraisemblable que ces milices n’aient pas dit leur dernier mot et rendent la mission de Mark Savaya extrêmement ardue, voire impossible. D’autres critiques soulignent la personnalité agressive de ce « diplomate » qui n’en est pas tout à fait un[6], son rôle controversé dans la culture du cannabis aux États-Unis, et ses tactiques de marketing accrocheuses conjuguées à un manque de tact qui pourraient compliquer sa mission dans un pays où les sensibilités restent à fleur de peau.

Des relations complexes, entre confrontation et coopération

Quelles sont les perspectives au long cours de cette approche de l’Irak dorénavant privilégiée par les États-Unis ? Pour mieux les apprécier, il semble nécessaire d’introduire dans l’analyse une seconde temporalité, complémentaire de la première, à savoir la trajectoire plus longue au creux de laquelle s’inscrit la nomination de Mark Savaya, soit le temps historique des relations qui, depuis des décennies, unissent Washington et Bagdad. L’espoir d’une relation réinventée entre les deux parties invite en effet à se pencher sur un héritage diplomatique bilatéral riche et complexe, marqué tantôt par des séquences de coopération comme celle qui s’esquisse sous nos yeux, tantôt par d’intenses périodes de confrontation que l’on ne présente plus. Cette relation irako-américaine tortueuse a toujours été influencée par des facteurs éminemment stratégiques, ce dès les premières rencontres entre Américains et Irakiens au début du XIXe siècle. L’actuel Irak se trouvait ainsi encore sous domination ottomane lorsque David Porter (1780-1843) devint le premier diplomate américain à s’installer à Constantinople, alors capitale de l’Empire, durant l’année 1831[7]. Bâtisseurs, missionnaires et archéologues venus des quatre coins des États-Unis ont tous, à leur manière, participé à l’époque au développement de liens commerciaux, religieux et culturels entre Washington et Bagdad. On ne peut s’empêcher de songer au célèbre Jon van Ess et à ses actions éducatives et religieuses dans la région de Bassora au début du XXe siècle. Prédicateur érudit et itinérant, ce dernier explora le territoire des tribus locales, en particulier celles des marais arabes, et cartographia leurs spectaculaires îles de roseaux sur les rives des fleuves du Tigre et de l’Euphrate. Durant la Première Guerre mondiale, il servit aussi brièvement comme consul américain intérimaire pour le sud de la Mésopotamie, soutenant les Britanniques contre les Ottomans.

Puis au cours des années 1920, tandis que l’industrie pétrolière irakienne commençait à fleurir, les grandes compagnies américaines cherchèrent à s’implanter plus profondément dans le pays. Certes loin derrière le Royaume-Uni qui avait obtenu un mandat officiel pour administrer les anciens territoires ottomans à la conférence de San Remo tenue en avril 2020, les États-Unis parvinrent à s’arroger 23,75 % des parts de la Compagnie pétrolière d’Irak (Iraq Petroleum Company) au lendemain de l’Accord de la ligne rouge signé à Ostende en 1928[8], à travers lequel les majorsanglaises, américaines et françaises divisaient les ressources pétrolifères du Moyen-Orient à leur profit. Ces développements rappellent que Washington a cherché à imposer son leadership international sur le pétrole bien avant la Seconde guerre mondiale, notamment sur les gisements irakiens dont il fallait garantir le contrôle pour sécuriser ses approvisionnements. Deux ans plus tard, au mois de janvier 1930, les États-Unis reconnaissaient l’indépendance de l’Irak à Londres par la signature d’une Convention anglo-américano-irakienne. Or l’idée était de faire coïncider celle-ci avec leurs intérêts et objectifs stratégiques bien compris, en particulier leur accès consolidé aux hydrocarbures du pays qui se ferait dans les faits au détriment à la fois de cette même souveraineté et des positions européennes. Des relations diplomatiques furent établies l’année suivante, en mars 1931, avec la désignation d’Alexander K. Sloan en tant que chargé d’affaires. En 1946, enfin, la « légation des États-Unis à Bagdad » se transforma en une imposante ambassade.

Dans le contexte des alliances régionales caractéristiques de la Guerre froide à partir des années 1950, la relation entre les États-Unis et l’Irak allait connaître un revirement. Si la monarchie du roi Fayçal installée par les Britanniques était pro-occidentale, son renversement en 1958 et l’instauration d’une république par Abd al-Karim Qassem réorientaient en effet les intérêts de Washington en direction d’un endiguement (containment) de l’influence communiste, d’autant que l’Irak était l’un des membres fondateurs du Pacte de Bagdad de 1955 qui visait à contrer la montée en force de l’Union soviétique au Moyen-Orient. Sous la présidence de John Fitzgerald Kennedy, la CIA multiplia les actions destinées à contenir cette influence, lesquelles, au moins en partie, conduisirent à la mise à bas du régime de Qassem au cours d’un putsch mené par l’aile irakienne du parti Baath en février 1963[9]. Quatre ans plus tard, en juin 1967, les relations entre les deux pays étaient toutefois rompues dans la foulée de la guerre des Six-Jours, sur fond d’une montée en puissance du sentiment anti-américain dans toute la région. Ces relations n’ont été rétablies que bien plus tard en 1984 par Ronald Reagan, alors que les États-Unis s’étaient en réalité employés à soutenir l’Irak depuis 1979 et la révolution islamique en Iran. Durant la longue guerre de huit ans qui opposa ces deux voisins (1980-1988), Washington apporta du renseignement, de l’aide militaire et une assistance économique à celui qui était encore perçu comme le seul contrepoids crédible à la République islamique, mais n’en deviendrait pas moins ensuite l’ennemi juré de l’Amérique : Saddam Hussein. En 1990, l’invasion du Koweït par le dictateur irakien et la première guerre du Golfe avec l’opération « Tempête du désert » pour refouler les forces irakiennes sanctionnaient en effet un tournant cette fois fatal pour Bagdad. En février 1991, les relations diplomatiques étaient totalement rompues et débutait une décennie de sanctions effroyables qui isolèrent autant qu’elles détruisirent l’Irak de l’intérieur[10].

Au prétexte de la possession par le régime baathiste d’armes de destruction massive et d’une « connexion » supposée de Saddam Hussein avec la mouvance jihadiste d’Al-Qaïda (deux arguments qui n’ont pourtant jamais été vérifiés), les États-Unis envahirent l’Irak en mars 2003, soit deux ans après les attentats du 11 septembre. Jusqu’à l’été 2004, une Autorité provisoire de la coalition sous la tutelle de l’administrateur civil Paul Bremer fut chargée d’assurer la bonne transition du pays vers la démocratie, de même que sa reconstruction. Une fois la souveraineté transmise à un gouvernement intérimaire, une ambassade rouvrit ses portes. Mais des années d’insurrection armée et de déchirures intercommunautaires ont miné toute normalisation. Les États-Unis qui s’étaient sortis une première fois de leur enlisement militaire fin 2011 furent replongés dans une seconde guerre d’Irak moins de trois ans après, lorsqu’en juin 2014 l’État islamique d’Abou Bakr al-Baghdadi prit d’assaut la ville de Mossoul et des pans entiers du territoire irakien. Il n’est pas certain que ce terrible épisode de violence ait alors réconcilié Washington et Bagdad, quoiqu’elles livrassent un combat commun contre un même adversaire. Rappelons que courant 2008, alors que l’armée américaine amorçait sa première vague de retrait des villes et des centres urbains d’Irak, un « Accord-cadre stratégique » et un « Accord sur le statut des forces » avaient tous deux été conclus à Bagdad en vue de définir les contours d’une coopération politique, économique et sécuritaire dans la durée. Leur structure bilatérale s’est ensuite essentiellement traduite par d’importants contrats pétroliers et des investissements dans les infrastructures, par une consolidation des relations commerciales sous le premier mandat de Donald Trump, et par une collaboration soutenue dans le domaine de l’antiterrorisme à travers des échanges constants de renseignements.

Aujourd’hui, la relation irako-américaine continue d’osciller entre ces trois volets, même si les intérêts économiques et financiers des États-Unis ont assurément pris le dessus sur les aventures militaires révolues. Reste à voir si Mark Savaya, qui est le premier envoyé spécial américain en Irak depuis deux décennies, et son antienne « Rendre à l’Irak sa grandeur d’antan » (Make Iraq Great Again)[11] contribueront à un retour à la stabilité ainsi qu’à la réduction de la dépendance de l’Irak aux États qui l’entourent – à l’Iran plus particulièrement.

Notes

[1] Françoise Brié, « Migrations et déplacements des Assyro-Chaldéens d’Irak ». Outre-Terre, n° 17, 2006, pp. 455-467.

[2] Bryar S. Baban, « La région du Kurdistan-Irak entre fédération et indépendance », Civitas Europa, n° 34, 2015, pp. 21-53.


[3] Dany Moudallal, « Qui est Mark Savaya, le nouvel envoyé spécial de Trump en Irak ? », L’Orient-Le Jour, 21 octobre 2025.

[4] « “Bold Recognition of Crisis”: KDP figure Hails Trump’s Iraq Envoy Pick », Shafaq News, 20 octobre 2025.

[5] C. Anthony Pfaff, « Balancing Acts and Breaking Points: Iraq’s US-Iran Dilemma », Atlantic Council, 30 juin 2025.

[6] « Moyen-Orient. “Du cannabis à la diplomatie”, le profil atypique du nouvel envoyé de Trump en Irak », Courrier international, 21 octobre 2025.

[7] Frédéric Hitzel, « Les ambassades occidentales à Constantinople et la diffusion d’une certaine image de l’Orient », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 154, n° 1, 2010, pp. 277-292.

[8] Philippe Tristani, « L’Iraq Petroleum Company, les États-Unis et la lutte pour le leadership pétrolier au Moyen-Orient de 1945 à 1973 », Histoire, économie & société, 2010, pp. 81-107.

[9] Weldon C. Matthews, « The Kennedy Administration, Counterinsurgency, and Iraq’s First Ba‘thist Regime », International Journal of Middle East Studies, vol. 43, n° 4, 2011, pp. 635-53.

[10] « Bagdad a rompu ses relations diplomatiques avec six pays de la coalition », Le Monde, 8 février 1991.

[11] Hamza Mustafa, « New US Envoy Wants to “Make Iraq Great Again” », Asharq al-Awsat, 26 octobre 2025.

To cite this article: « Que révèle Mark Savaya de la relation irako-américaine ? » by Myriam Benraad, EISMENA, 24/11/2025, [https://eismena.com/analysis/que-revele-mark-savaya-de-la-relation-irako-americaine/?lang=fr].

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