Turquie : défis internes et ambitions internationales

On March 29, 2025, a protester on police barricades holding a Turkish flag participated in the Freedom for İmamoğlu rally organized by the CHP. Photo : Afakii - Wikimedia Commons

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Jean Marcou

Jean Marcou

À la fin de l’année 2024, la Turquie est entrée dans un processus complexe, souvent difficile à décrypter. À l’automne de cette année-là, elle a soudain amorcé une tentative pour trouver une solution politique à la question kurde. Loin d’être une fiction sans lendemain, l’affaire a abouti en quelques mois à la dissolution du PKK, son leader Abdullah Öcalan ayant décrété l’abandon de la lutte armée, lors d’un appel « à la paix et à une société démocratique ». Ce résultat est d’autant plus inattendu que ce pays est beaucoup moins démocratique[1] que celui qui, il y a dix ans, avait mis un terme au dernier processus de résolution de la question kurde initié par l’AKP. Parallèlement à cette ouverture kurde, en effet, une répression sans précédent a été lancée contre le CHP, principal parti d’opposition. Non seulement, l’une de ses figures de proue, le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoğlu, a été arrêté, mais une interminable série de procédures judiciaires harcèlent des élus locaux qui sont devenus le fer de lance du renouveau de cette formation.

Ce mouvement parallèle et contradictoire intervient dans un contexte global sensible, lui aussi quelque peu antinomique. Les derniers développements internationaux placent Recep Tayyip Erdoğan en position de force dans le nouveau Moyen-Orient qui est en train de voir le jour, alors que sur le plan intérieur, le leader de l’AKP paraît fragilisé par vingt ans d’exercice du pouvoir, des résultats économiques en berne et l’incertitude qui pèse sur sa capacité à être à nouveau candidat à la prochaine élection présidentielle[2]. Revenant sur cette situation intérieure et internationale aux dynamiques parfois contradictoires, cette contribution s’attache à éclairer les ressorts du scénario politique complexe à l’œuvre dans la Turquie contemporaine.

La relance inattendue d’un processus de règlement avec les Kurdes

Trouver une issue à la question kurde n’est pas une ambition nouvelle pour l’AKP3, qui a déjà engagé à trois reprises, entre 2009 et 2015, une démarche pour parvenir à une solution politique[4]. Mais force est de constater que ces efforts se sont soldés par un échec. D’une part, sur le plan militaire, le brusque abandon de la troisième tentative de règlement, pendant l’été 2015, a débouché sur une guerre urbaine inédite dans le sud-est du pays[5]. D’autre part, les années qui ont suivi ont confirmé l’enracinement durable dans le système politique turc d’une formation politique kurde légale, susceptible de perturber le projet présidentialiste autoritaire du leader de l’AKP[6].

Dans ce cadre, la relance inattendue d’un processus de règlement de la question kurde à l’automne 2024, de surcroît par l’entremise de Devlet Bahçeli, le leader d’une formation ultranationaliste (MHP)[7], en théorie très hostile à ce projet, n’a pu qu’intriguer[8]. Et ce, d’autant plus que cette initiative a débouché assez vite sur des résultats tangibles. Après la dissolution du PKK au mois de mai 2025, une trentaine de ses combattants ont symboliquement brûlé leurs armes dans le nord de l’Irak, près des grottes de Jasana, en juillet[9]. Le 5 août, une commission parlementaire dite « de la solidarité nationale, de la fraternité et de la démocratie » (Milli Dayanışma, Kardeşlik ve Demokrasi Komisyonu), composé d’une cinquantaine de députés issus de presque toutes les formations représentées au sein de la Grande Assemblée nationale, a commencé ses travaux[10]. Placée sous l’autorité du président du parlement turc, notamment pour auditionner les principaux acteurs du conflit (ministères, armée, services de renseignement, associations de victimes, syndicats, barreau d’avocats…), elle est chargée de proposer des réformes avant la fin de l’année 2025 (sa mission pouvant être prolongée par tranches de deux mois, si elle-même le décide à la majorité des 3/5es de ses membres).

Parallèlement, un processus de règlement kurde s’est engagé en Syrie. Certes, il concerne d’abord le président syrien intérimaire, Ahmed al-Charaa, arrivé au pouvoir en décembre 2024 après le départ de Bachar al-Assad. Mais, dès la fin du régime baasiste, la Turquie a clairement fait savoir qu’elle ne tolèrerait pas la survie à ses frontières d’une région kurde autoproclamée[11], considérant cette entité comme étroitement liée au PKK et, de ce fait, comme un foyer de « terrorisme ». Dès lors, les processus kurdes turc et syrien se sont retrouvés liés. Le 10 mars 2025, un accord a été signé par Ahmed al-Charaa et Mazloum Abdi, le leader des Kurdes syriens[12]. Il prévoit l’intégration, d’ici à la fin de l’année 2025, de l’ensemble des instances civiles et militaires du Rojava dans la nouvelle Syrie [13]. Salué par Ankara comme le prolongement du processus engagé en Turquie, cet accord permet d’accréditer l’idée que la lutte contre le « terrorisme » est en train d’aboutir[14]. Car le régime turc, soucieux de préserver la susceptibilité de son électorat le plus nationaliste, s’est bien gardé, sur le plan intérieur, d’évoquer officiellement le lancement d’une nouvelle ouverture kurde, laissant l’initiative à Devlet Bahçeli et préférant parler d’une initiative destinée « à débarrasser la Turquie du terrorisme » (Terörsuz Türkiye)[15], qui passe donc aussi, pour Ankara, par la disparition du Rojava.

Il reste que l’accord signé par Ahmed al-Charaa et Mazloum Abdi peine à être mis en œuvre[16], et qu’en dépit de premiers acquis significatifs, le processus initié en Turquie est encore dans le flou, aucune véritable feuille de route n’ayant été établie quant au contenu des réformes à venir, à la forme qu’elles prendront (lois, révision constitutionnelle…) et à l’échéancier de leur entrée en vigueur. On retrouve ainsi dans cette démarche ce qui avait fait l’ambiguïté des tentatives de règlement esquissées précédemment en Turquie : non reconnaissance du PKK comme interlocuteur officiel, négociations indirectes avec le leader de celui-ci via le parti kurde parlementaire, incertitude quant aux objectifs à atteindre, posture triomphaliste visant à ne pas donner l’impression que le gouvernement turc cède à des revendications kurdes. Toutefois, l’expérience en cours comporte une inconnue supplémentaire d’ordre tactique. Car le le président de la République en exercice pourrait tirer parti de réformes découlant du processus engagé, si elle implique une révision constitutionnelle. Ainsi, en résolvant la question kurde, il parviendrait non seulement à modifier le statut de son mandat afin de se représenter, mais aussi à briser durablement la convergence des oppositions kurde et kémaliste qui l’a mis en minorité lors des dernières élections municipales[17]. Une telle hypothèse est confortée par la répression qui, parallèlement, frappe le CHP, depuis la fin de l’année 2024.

L’offensive répressive contre l’opposition kémaliste

Après l’alerte qu’avait constituée la perte par l’AKP de sa majorité absolue aux législatives de juin 2015 (regagnée à l’occasion d’élections anticipées en novembre suivant), l’avènement d’Ekrem Imamoğlu à la tête de la municipalité métropolitaine d’Istanbul en 2019, a été vécu par Recep Tayyip Erdoğan comme une véritable humiliation. L’événement a démontré qu’une jonction pouvait avoir lieu entre une force kurde parlementaire devenue troisième force politique du pays et une opposition kémaliste en plein renouveau. Cette synergie n’a certes pas été en mesure de l’emporter lors des présidentielles de 2023. Mais les municipales de 2024, en voyant Imamoğlu confirmer sa victoire de 2019 et en faisant du CHP le premier parti de Turquie en nombre de suffrages[18], ont montré à quel point la vieille formation républicaine avait réussi à se ressourcer[19], notamment en exerçant le pouvoir au niveau local dans les grandes métropoles de la façade méditerranéenne du pays.

Dès lors, il devenait urgent pour Erdoğan de réagir. Amorcée par l’arrestation des maires de deux districts d’Istanbul à la fin de l’année 2024, une grande offensive contre le CHP a pris corps et s’est intensifiée avec l’arrestation d’Ekrem Imamoğlu[20] en avril 2025[21]. Elle s’est poursuivie par des attaques contre le parti lui-même, se traduisant par des actions judiciaires tendant à remettre en cause ses instances dirigeantes[22] et son nouveau président Özgür Özel, qui s’est révélé être un redoutable tribun et un organisateur efficace, lors des mouvements de protestation provoqués par l’arrestation du maire d’Istanbul. Rétrospectivement, cette offensive répressive contre le CHP apparaît comme une nouvelle illustration de la stratégie de maintien au pouvoir traditionnellement employée par l’AKP : celle du recours aux purges.

Sorti vainqueur de l’élection présidentielle et des législatives anticipées de 2007, le parti arrivé au pouvoir en 2002, lance l’affaire Ergenekon[23] (suivie en 2010 par l’affaire Balyoz). Sensée imposer le respect de l’État de droit et en finir avec l’État profond, cette suite d’arrestations et de procès pour complot, instruits le plus souvent par des procureurs spéciaux issus du mouvement Gülen, conduit à une remise en cause profonde de l’appareil d’État républicain. Ciblant principalement des militaires, des universitaires, des fonctionnaires, l’opération permet d’anéantir l’influence politique de l’armée et de l’establishment kémaliste, principaux obstacles à la pleine détention du pouvoir par le parti dominant.

Alors que ce mouvement semble avoir atteint ses objectifs, une nouvelle offensive commence en 2013, orientée cette fois contre les gülenistes qui, à la faveur de la précédente vague de répression, ont renforcé leurs positions, notamment dans la police et la justice[24]. Elle culmine après leur implication dans la tentative de coup d’État de juillet 2016, mais la répression qui les frappe alors s’étend aussi à une large frange d’autres opposants réels ou potentiels (universitaires ayant signé une pétition nationale contre la fin du troisième processus de règlement avec les Kurdes[25], responsables et élus des organisations kurdes, personnalités « libérales » ayant soutenu le mouvement de Gezi).

La répression qui touche le CHP depuis 2024 apparaît ainsi comme la troisième grande purge depuis l’arrivée de l’AKP au pouvoir[26]. On y retrouve les ingrédients qui composaient les précédentes : présence de magistrats qui jouent les figures emblématiques comme Arkın Gürlek, l’actuel procureur d’Istanbul qui a fait arrêter le maire d’Istanbul[27] (et qui n’est pas sans rappeler le procureur Zekerya Öz de l’affaire Ergenekon) ; vagues successives d’arrestations qui ont commencé avec celle du maire d’Esenyurt, Ahmet Özer, en octobre 2024, et se poursuivent depuis à un rythme régulier ; mise au jour d’un réseau criminel opaque menaçant la stabilité du pays (les élus, parfois mis en cause pour des liens suspects avec le PKK, sont surtout accusés d’avoir été corrompus par les sociétés d’Aziz Ihlan Aktaş, un homme d’affaires arrêté en janvier 2025, puis libéré après avoir accepté de coopérer avec les enquêteurs)[28].

À l’issue d’un an de procédures, le résultat de cette offensive est là : outre la neutralisation d’un nombre impressionnant d’élus et de responsables de l’administration territoriale du CHP, une conflictualité latente a été introduite entre le parti kurde engagé dans les négociations que l’on sait avec le gouvernement et le parti kémaliste victime de la répression, la mise en cause des instances dirigeantes du CHP ayant même abouti à des querelles internes au sein de cette formation.

Une dynamique internationale sur fond de fragilités internes

Cette situation intérieure, difficile à cerner, contraste avec une conjoncture internationale qui paraît beaucoup plus favorable au régime de l’AKP. La chute de Bachar al-Assad, en décembre 2024, a soudainement clarifié la situation complexe qui prévalait sur la frontière méridionale de la Turquie. En mettant fin à la présence russe et iranienne, elle ouvre une nouvelle opportunité de rayonnement[29] à Ankara qui vient confirmer son rôle central au Moyen-Orient. Souvent présenté comme une embellie, le bénéfice que les Turcs retirent aujourd’hui de ce retournement est le fruit de leur soutien initial et continu à l’opposition syrienne, bien illustré par les relations établies avec Hayat Tahrir al-Cham, l’organisation dont est issue Ahmed al-Charaa, dans l’enclave d’Idlib d’où partit finalement l’offensive victorieuse contre le régime bassiste[30]. Dans l’espace syrien post-Assad, la Turquie mène une partie décisive avec deux des autres acteurs majeurs du nouveau Moyen-Orient : l’Arabie saoudite, avec laquelle elle a normalisé ses relations, au cours des dernières années, mais qui peut aussi s’avérer un sérieux concurrent sur les plans économique et politique ; Israël, inquiet de la nouvelle position acquise par les Turcs en Syrie, qui n’est pas sans lui rappeler celle qu’y occupait naguère l’Iran[31]. La relance et l’accélération du règlement de la question kurde, en Turquie comme Syrie, pourraient d’ailleurs découler de la montée en puissance de l’État hébreu dans la région, Ankara redoutant que ce dernier n’instrumentalise la cause kurde à des fins stratégiques[32].

Plus au nord, la guerre en Ukraine reste un sujet de préoccupation majeure pour la Turquie qui redoute les gains de puissance en mer Noire que la Russie pourrait retirer d’une victoire. Mais, comme en Syrie, sur ce terrain septentrional, la position d’Ankara s’est améliorée par rapport à la décennie précédente, du fait de la recomposition récente des équilibres stratégiques[33]. Les postures contradictoires de Donald Trump vis-à-vis de l’Ukraine et ses relations tumultueuses avec les Européens amènent le Vieux Continent à penser sa défense de façon autonome, pour la première fois, depuis la guerre froide. Cette perspective accroît les atouts de la Turquie, tant il paraît improbable que l’Europe puisse bâtir une telle défense, sans cet État-pivot, ancré sur son flanc sud balkanique et caucasien, et de surcroît gardien des détroits du Bosphore et des Dardanelles.

Enfin, les derniers développements du conflit israélo-palestinien ont conforté également la position stratégique de la Turquie. Surprise par les événements du 7 octobre alors qu’elle était en pleine phase de normalisation de ses relations avec Israël et que ses échanges commerciaux avec l’État hébreu étaient à leur apogée, elle a su rapidement changer de pied pour devenir l’un des pays les plus virulents parmi ceux qui dénoncent la répression israélienne à Gaza. Dans cette configuration, elle a pu tirer parti d’une relation constante avec le Hamas, établie à l’occasion de sa condamnation des multiples opérations militaires israéliennes menées dans l’enclave palestinienne depuis une quinzaine d’années. Significativement, en octobre 2025, Ibrahim Kalin, le chef du service de renseignement turc (MiT) a été admis aux négociations de Charm el-Cheikh en Égypte, qui ont abouti au cessez-le-feu à Gaza dans le cadre du plan Trump[34].

Ces succès diplomatiques peuvent-ils faire oublier une situation intérieure qui reste incertaine ? Rien n’est moins sûr. La politique de rigueur économique, amorcée après la réélection de Recep Tayyip Erdoğan à la présidence en 2023, se révèle fragile. L’inflation, qui est repartie à la hausse en septembre 2025 (33,29%)[35], malgré une nette amélioration depuis la fin de l’année 2024, frappe particulièrement l’éducation, la santé, le logement, et érode ainsi le pouvoir d’achat des Turcs[36], créant une situation sociale qui n’est guère propice à apaiser la défiance latente qui s’exprime envers le pouvoir depuis des années dans la société turque. L’actualité récente a montré que, même les acquis internationaux du gouvernement que nous évoquions précédemment, pouvaient prêter le flanc à des critiques de manière inattendue. Ainsi le soutien de Recep Tayyip Erdoğan au plan Trump sur Gaza au début du mois d’octobre a déclenché un déferlement de protestations sur les réseaux sociaux, y compris ceux où s’expriment généralement des partisans du régime[37]. Accusant le président turc de « d’hypocrisie », voire de « trahison », nombre d’internautes avaient trouvé en l’occurrence, une caisse de résonnance à leur mécontentement sur le plan intérieur. Certes, ces reproches se sont atténués après la finalisation des négociations et la signature d’un accord entre Israël et le Hamas. Mais, dans ce pays, en dépit des perspectives internationales qui se sont ouvertes, le brouillard dans lequel les affaires intérieures sont plongées peine décidément à se dissiper.

Notes

[1] INSEL Ahmet, « Un autoritarisme électif et autocratique : l’erdoganisme », Critique, 2021/6, n°889-890, p. 559-572

[2] « AK Party eyes another run for President Erdoğan in 2028 », Daily Sabah, November 18, 2025

[3] ÖZCAN Yılmaz, « La question kurde en Turquie : retour aux années 1990 ? » Confluences Méditerranée, vol.84, n°1, 2013, p.159-171


[4] MARCOU Jean, « La question kurde en Turquie et le régime de l’AKP : reconnaissance, tentatives de règlement et renouveau de la négation », Orients stratégiques, 2022, N°12, p.29-44

[5] GOSSE Matthieu, « La vieille ville de Diyarbakır, broyée et remodelée par la guerre », Orient XXI, 5 janvier 2018

[6] ÇELIK Adnan, « Le mouvement kurde toujours debout malgré le ‘politicide’ orchestré par Erdoğan », CERI-Sciences Po, Paris, avril 2023

[7] ASLAN Dilara, « Erdoğan’s ally Bahçeli’s handshake: normalization or strategy?”, Daily Sabah, October 2024

[8] MARCOU Jean, « Turquie : vers la reprise d’un processus de paix avec les Kurdes ? », EISMENA, 10 janvier 2025

[9] VAN WILGENBURG Wladimir & SOYLU Ragip, « PPK fighters burn weapons in ladnmark disarmament ceremony », Middle East Eye, July 11, 2025 / BAŞAR Ayşenur, « PKK’s’farewell to arms’: What is ending and what is beginning? », Bianet July 14, 2025.

[10] « Parliamentary commission sets framework for anti-terror bid », Hürriyet Daily News, August 6, 2025

[11] « Erdoğan : No return to pre-Dec 8 period in Syria », Hürriyet Daily News, April 16, 2025

[12] « Syrian presidency announces signing deal to integrate Kurdish institutions and forces », Le Monde, March 11, 2025

[13] SALLON Hélène, « Kurdish integration offers hope for Syrian reconstruction », Le Monde, June 17, 2025

[14] « Türkiye, Syria officials meet after deal with SDF », Hürriyet Daily News, March 14, 2025

[15] « Erdoğan vows to create terror-free Türkiye in upcoming period», Hürriyet Daily News, December 25, 2025

[16] « Syrie : cessez-le-feu entre les autorités et les Kurdes après des affrontements à Alep », TV5 Monde, 7 octobre 2025

[17] POUCET Sarah, « Turquie : comment le président Erdoğan divise l’opposition pour mieux régner », RTBF, les Clés, 25 mars 2025

[18] AKIN Ezgi, « Turkey’s Erdoğan handed historic setback in local elections », Al Monitor, April 1, 2024

[19] ÇAĞAPTAY Söner, « Erdoğan vs. The CHP : what’s next in Turkey’s political battle », Washington Institute, Policywatch 4107, September 22, 2025

[20] LEMAIGNEN Julien, « Tout comprendre aux poursuites qui visent Ekrem Imamoğlu, principal rival du président Erdoğan », Le Monde, 12 septembre 2025

[21] MARCOU Jean, « Après l’arrestation d’Ekrem Imamoğlu, c’est désormais l’avenir de la démocratie qui se joue en Turquie », EISMENA, 25 mars 2025

[22] PIERRE-MAGNANI Céline, « En Turquie, le principal parti d’opposition lutte pour sa survie politique », Le Monde, 7 septembre 2025

[23] BOLAT Nur, « L’affaire Ergenekon, quels enjeux pour la démocratie turque ? », Politique étrangère, Printemps 2010, p.41 à 53

[24] BALCI Bayram, « Islam et politique en Turquie : alliance et rupture entre le mouvement de Fethullah Gülen et le parti de la justice et du développement de Recep Tayyip Erdogan, Revue internationale de politique comparée, 2021/1Vol. 28, p. 135-156

[25] BAKIREZER Güven, « Le mouvement des académies solidaires en Turquie », Multitudes, 2023/3, N°92, p. 174-183

[26] BOURCIER Nicolas, « En Turquie, la répression sans fin des principaux organes d’opposition au pouvoir », Le Monde, 7 juillet 2025

[27] « Who is Akın Gürlek, the top judicial official dubbed as ‘mobile guillotine’ by Turkey’s opposition? », Bianet, November 7, 2024

[28] « Aziz İhsan Aktaş hakkındaki ev hapsi kararları kaldırılı », Bir Gün, 22.08.2025

[29] AYDINTAŞBAŞ Aslı, « Topple, tame, trade: How Turkey is rewriting Syria’s future, European Council on Foreign relations, February 6, 2025

[30] CYPEL Sylvain, HAENNI Patrick & GRIRA Sarra, « Syrie. Hayat Tahrir Al-Cham, radioscopie d’une mutation idéologique », Orient XXI, 16 décembre 2024

[31] EDZION Udi, « Israel must prepare for potential war with Turkey, Nagel Committee warns », Jerusalem Post, January 6, 2025

[32] BOURCIER Nicolas & SALLON Hélène, « En Syrie, Israël et Turquie à la manœuvre », Le Monde, 13 avril 2025

[33] RIBOUA Zineb, « Understanding Turkey’s role in the Russia-Ukraine war », Hudson Institute, 24 mars 2025

[34] GUMRUKCU Tuvan & SPICER Jonathan, « Turkey emerges as key player in Gaza ceasefire deal », Ekathimerini.com, October 9, 2025

[35] « Turkey inflation unexpectedly jumps to 33,3% in test for central bank », Reuters, October 3, 2025

[36] BOURCIER Nicolas, « En Turquie, les ravages de l’hyperinflation : ‘Pour 200 balles, tu n’as plus rien’ », Le Monde, 30 janvier 2025

[37] BOURCIER Nicolas, « Le ralliement d’Erdoğan au plan Trump provoque suscite une vague de contestation inédite », Le Monde, 1er octobre 2025

To cite this article: « Turquie : défis internes et ambitions internationales » by Jean Marcou, EISMENA, 18/11/2025, [https://eismena.com/analysis/turquie-defis-internes-et-ambitions-internationales/?lang=fr].

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