L’opération Epic Fury : régionalisation du conflit, crise énergétique et recomposition géopolitique

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Edgar de Barbeyrac

Edgar de Barbeyrac

L’opération américano-israélienne Epic Fury (en français Fureur épique) du 28 février 2026 marque un point de rupture majeur dans les dynamiques géopolitiques du Moyen-Orient. L’offensive aérienne a été conçue dans l’objectif de remporter une victoire militaire rapide, elle cible directement les infrastructures stratégiques[1] – dont énergétique et nucléaire – iranienne. En réponse, Téhéran a mis en œuvre une stratégie de résistance asymétrique matérialisée par des frappes régionales, une mobilisation de ses partenaires armés tout comme une pression économique conséquente à travers le verrouillage du détroit d’Ormuz. Rapidement, le conflit dépasse le cadre purement militaire entre les parties opposantes. Puisque les frappes iraniennes se sont abattues à plusieurs reprises sur des bases américaines présentes dans différents pays alliés à Washington, dont le Qatar, le Bahreïn, ou encore les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak[2]. Cette offensive engage le conflit sur une régionalisation progressive des hostilités. Parallèlement, le verrouillage partiel du détroit d’Ormuz provoque une crise économique et énergétique immédiate, entraînant une forte hausse des prix du pétrole ce qui paralyse l’économie mondiale. Le prix du baril dépasse ainsi les 125 dollars (USD) le 30 avril 2026[3], faisant émerger l’une des plus importantes perturbations énergétiques depuis les chocs pétroliers des années 1970[4]. Face au risque d’une éventuelle escalade régionale, plusieurs tentatives de médiations et de négociations d’une fin de conflit sont engagées[5] sous l’impulsion de deux États à savoir le Pakistan et la Chine[6]. Malgré la conclusion des cessez-le-feu temporaires, les pourparlers échouent à produire un accord durable en raison de divergences profondes entre les U.S. et l’Iran[7]. Les points de blocage concerne[8] : l’enrichissement de l’uranium iranien et donc le programme nucléaire, le blocage du détroit d’Ormuz, le blocus naval américain sur les ports iraniens et l’inclusion du Liban dans les cessez-le-feu. Dès lors, cette crise soulève une question fondamentale : dans quelle mesure l’opération Epic Fury relève-t-elle les limites d’une stratégie exclusivement militaire dans un environnement international interdépendant ? Plus largement, cette confrontation met en lumière les transformations des équilibres régionaux et internationaux à travers l’articulation entre à la fois les dimensions militaires, énergétiques et diplomatiques.

Cet article propose d’analyser les conséquences immédiates du conflit et les effets de la crise énergétique qui en résulte ainsi que les blocages diplomatiques observées lors des négociations afin de comprendre les reconfigurations géopolitiques que cette crise met en lumière.

La régionalisation du conflit et l’internationalisation des tensions

    Si l’offensive israélo-américaine a causé des dégâts considérables sur les infrastructures civiles et stratégiques iraniennes tels que les centrales électriques, les ponts, les routes ou encore sur l’île de Kharg (point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne), les ripostes de Téhéran furent tout aussi stratégiques. En frappant les bases militaires américaines présentes dans la région, l’Iran espère contraindre les États arabes à se positionner dans un conflit qu’ils n’ont pas souhaité. Ces pays se sont retrouvés exposés à des pressions contradictoires : la pression américaine d’un côté, et les représailles iraniennes de l’autre. Afin d’y faire face, les monarchies du Golfe optent pour une stratégie d’apaisement des tensions et favorisent le dialogue entre les deux parties, cela s’illustre notamment par la demande conjointe faite aux États-Unis de retarder l’attaque prévue le mardi 19 mai. La veille, le président américain a indiqué avoir reporté les frappes programmées à la demande de plusieurs pays alliés de la région dont l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis[9]. Ces derniers estiment que les discussions en cours sont très proches de déboucher sur un compromis. De ce fait, il semble que malgré les pressions antagonistes de Téhéran et Washington, les membres du Conseil de Coopération du Golfe plutôt passif jusqu’à lors, désir désormais assumer un rôle de médiateur actif souhaitant un retour à la stabilité régionale et prenant des initiatives indépendantes de la Maison Blanche[10].

    Dans sa continuité stratégique, l’Iran a profité des ses proxies comme le Hamas, les Houthis ou encore le Hezbollah afin d’élargir au maximum le conflit. “L’Axe de la Résistance” a pour mission de mener une guerre d’usure et d’ouvrir des fronts multiples afin de disperser les ressources militaires et technologiques ennemis[11]. Cette régionalisation du conflit ne s’est cependant pas limitée à la zone Moyen-Orientale car le blocage du détroit d’Ormuz par le régime Mollah a internationalisé le conflit. Le détroit d’Ormuz représente environ 20% de l’approvisionnement pétrolier mondial[12] ce blocage permet ainsi à Téhéran d’affecter le commerce mondial[13]. Cependant elle maintient le passage maritime des navires commerciaux de ses pays partenaires tel que la Chine.

    Ce dernier occupe une place prépondérante car l’empire du milieu représente 80 à 90% des exportations pétrolières iraniennes[14]. Cette exemption du blocus du détroit pour la Chine démontre la dépendance de la République Islamique envers le géant chinois. Cependant bien que souvent catégorisé comme allié indéfectible, on remarque que si Pékin soutient Téhéran diplomatiquement et économiquement, aucun soutien militaire n’est apporté. La prudence stratégique chinoise prime sur le reste, c’est une des raisons qui explique pourquoi Pékin ne souhaite pas s’engager dans une confrontation militaire directe ou fournir une assistance de guerre qui l’entraînerait dans le conflit[15]. De plus, une des forces du géant chinois au Moyen Orient repose sur sa capacité à parler à tout le monde[16]. Entretenir des relations commerciales avec l’Arabie Saoudite et les Émirats sous-entend que Xi Jinping ne peut pas se permettre un alignement aveugle sur Téhéran qui pourrait les saboter. Enfin, en ne participant pas directement au conflit, l’empire du milieu se place comme un pacificateur, à la place d’envoyer des navires de guerre il préfère miser sur une protection politique et économique contrastant avec l’agressivité américaine.

    L’Inde, de son côté, se trouve dans un embarras diplomatique comparable à celui des monarchies du Golf, car en relation à la fois avec Washington et Téhéran. New Delhi est dépendant de l’Iran pour son approvisionnement énergétique ainsi que son accès aux routes commerciales d’Asie centrale via le port de Chabahar cependant elle ne peut pas se permettre de rompre ses relations diplomatiques grandissantes avec Washington. En parallèle, le Pakistan a pu se mettre en avant en tant que médiateur de ce conflit en ouvrant un canal diplomatique à Islamabad. La médiation à Islamabad, bien qu’elle n’ait pas abouti à un accord de paix, a malgré tout permis aux deux parties de négocier et conclure un cessez-le-feu. Ce cessez-le-feu a ensuite pour objectif de pouvoir négocier sur un mémorandum permettant de définir les lignes rouges des futures négociations de paix. De fait, Islamabad a renforcé sa position sur la scène internationale.

    Dès lors, le conflit génère également des répercussions au sein du bloc occidentale et de l’Alliance transatlantique. Les partenaires européens, déjà opposés à cette opération illégale et unilatérale américaine lancée sans mandat onusien ont exprimé leur opposition, redoutant fortement les conséquences sur leurs approvisionnements énergétiques. Cette pression a ainsi affaibli la capacité de pression américaine et a permis à Téhéran de négocier avec la Maison Blanche sur un même pied d’égalité.

    La crise pétrolière et les fractures de l’ordre énergétique mondial

      Le verrouillage du détroit d’Ormuz[17] par l’Iran comme mentionné précédemment, constitue l’un des leviers stratégiques mobilisés par le pays dans le cadre de ce conflit. Cette décision affecte en premier lieu les monarchies pétrolières du Golfe[18] puisque les économies reposent entre autres sur les exportations énergétiques. Ce blocage a révélé les fractures internes de l’OPEP et de l’OPEP+. La décision des Émirats arabes unis de se retirer des deux organisations à partir du 1er mai 2026 provoque une rupture profonde dans l’équilibre énergétique régional et mondial. Souhaitant s’affranchir des quotas de production de l’OPEP au nom de l’intérêt national et d’une volonté de mieux servir les marchés mondiaux de l’énergie. De plus, Abou Dhabi reproche aux États arabes et plus particulièrement l’Arabie saoudite de leur manque de fermeté face aux frappes iraniennes qui ont ciblées les infrastructures régionales depuis le début du conflit. Cet évènement contribue en partie à accroître la volatilité des marchés énergétiques et alimente les tensions entre producteurs[19].

      À l’inverse de la crise pétrolière de 1973, la crise actuelle ne résulte pas d’une stratégie collective des États producteurs arabes à utiliser le pétrole comme arme politique coordonnée[20]. Cette fois-ci, la perturbation est le résultat d’un blocage unilatéral imposé par l’Iran dans un contexte de conflit armé direct. Par ailleurs, Téhéran semble s’inscrire dans une logique durable de contrôle des flux maritimes régionaux. Les autorités iraniennes cherchent petit-à-petit à institutionnaliser leur contrôle du détroit à travers la mise en place d’autorisation obligatoires de transit, d’itinéraires maritimes surveillés et de mécanismes de taxation sélective. Pour ce faire, Téhéran tire parti du fait qu’il n’est jamais ratifié la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (1982)[21] pour affirmer qu’il n’est donc pas lié contractuellement aux règles qu’elle mentionne. Une de ces principales règles (le passage en transit) garantit la liberté de navigation totale, continue et sans entrave pour tous les navires et interdit de taxer les navires pour le simple fait de passer. Ainsi si le régime Mollah n’y est pas contractuellement lié, il peut justifier de mettre en place un péage maritime. Malgré que le droit international considère que cette norme soit devenue une coutume (applicable à tous), les Gardiens de la Révolutions Islamiques jugent s’y être toujours opposés. Dès lors, le pays s’appuie sur sa législation nationale[22] pour imposer un contrôle préalable et un péage sélectif, affirmant n’appliquer aux navires non-membres de la CNUDM comme les États-Unis que le régime le plus restrictif, c’est-à-dire le passage inoffensif. Ce régime est issu de la Convention de Genève de 1958 et permet aux navires de passer à condition de ne pas porter atteinte à la paix ou à la sécurité de l’État côtier. De plus, l’Iran fait une analogie avec le canal de Suez et de Panama (qui font payer un droit de passage) pour justifier son projet. Cependant, cette comparaison est illégitime car Suez et Panama sont des canaux artificiels créés par l’Homme, tandis qu’Ormuz est un détroit naturel ou aucune infrastructure humaine ne justifie la mise en place de tarifs. Néanmoins, la faiblesse majeure de l’argumentaire iranien se trouve dans la convention de Genève de 1958 qui stipule l’interdiction formelle de suspendre le passage de manière générale et discriminatoire. Cette évolution témoigne d’une volonté plus large de contourner les mécanismes financiers occidentaux et de réduire l’impact sur le système financier occidental et s’immuniser contre les sanctions de Washington, ce mécanisme intègre des règlements basés sur le yuan chinois[23]. Bien que Téhéran semble revendiquer sa souveraineté sur l’ensemble du détroit, il en est en réalité le copropriétaire avec le sultanat d’Oman. Fidèle à son rôle historique de médiateur, le sultanat maintient des relations directes avec Téhéran et Washington et se retrouve ainsi dans une position diplomatique inconfortable et compliquée à gérer. L’Iran somme Oman d’exclure les puissances occidentales avec elle, alors que Trump menace le sultanat de le faire exploser s’il cède aux exigences du régime[24].

      Négociations et lignes rouges diplomatiques

        Face au risque d’une escalade régionale et du conflit incontrôlé, plusieurs initiatives diplomatiques sont engagées. Après de multiples ultimatums adressés à Téhéran par Donald trump, l’Iran fait le choix d’accepter un cessez-le-feu[25] de 14 jours entre le 8 et le 22 avril 2026. Sous médiation pakistanaise, un canal diplomatique voit le jour à Islamabad afin de faciliter les discussions entre les belligérants. Toutefois, malgré une prolongation unilatérale de 3 jours du cessez-le-feu par la Maison Blanche, aucun accord n’est trouvé. Les désaccords sur des points de négociations critiques empêchent toute signature d’un traité de paix. Pour les États-Unis et Israël, les priorités concernent à la fois la réouverture du détroit d’Ormuz, l’encadrement du programme nucléaire iranien, et très récemment l’élargissement des Accords d’Abraham. Washington considère que l’enrichissement iranien à 60% (avec un stock d’environ 441 kg d’uranium[26]) rapproche dangereusement Téhéran du seuil militaire (80%-90%)[27]. De son côté, l’Iran refuse toute remise en cause de son programme nucléaire civil et considère le contrôle du détroit comme un levier stratégique indispensable face aux pressions occidentales. Par conséquent, l’absence de garanties mutuelles de convenir sur les points les plus sensibles alimente ainsi un sentiment de méfiance structurelle entre les parties.

        Un autre point de discorde divise les parties au conflit, à savoir la question du Hezbollah et donc du Liban. Le Hezbollah est une organisation politico-militaire libanaise soutenue par le Liban. Depuis sa création, ce mouvement est en guerre contre l’État hébreux et des vagues de tensions ainsi que de confrontations directes dont les plus récentes datent de 2023-2024[28]. Malgré un cessez-le-feu entre les deux entités[29] en 2024, le Hezbollah déclare la guerre à Israël au lendemain de l’assassinat de l’Ayatollah Ali Khamenei[30]. Ainsi, Tel Aviv enclenche l’opération “Eternal darkness[31]” le 8 avril annexant la zone tampon dans le Sud-Liban tout en bombardant massivement le reste du pays. C’est ce point qui conditionne réellement une sortie du conflit pour Netanyahou. Dans cette perspective, les positions israéliennes et iraniennes apparaissent difficilement conciliables. Puisque l’un considère le désarmement de la milice comme une condition essentielle à toute stabilisation régionale durable, l’autre refuse de sacrifier l’un de ses principaux relais stratégiques régionaux et donc la question libanaise.

        Enfin, pour répondre à la fermeture du détroit d’Ormuz, la marine américaine a mis en place un blocus naval sur plusieurs ports iraniens accentuant les tensions économiques. Les autorités iraniennes exigent la levée du blocus ainsi que d’une réduction de la présence militaire américaine dans la région avant toute reprise sérieuse des négociations. En parallèle, l’un des médiateurs au conflit, la Chine, adopte dans ce contexte une posture plus discrète[32] tout en conservant une influence importante sur Téhéran en raison de son poids économique. Puisque Pékin continue de soutenir publiquement le droit iranien à l’usage civil du nucléaire[33] tout en encourageant une désescalade diplomatique. De plus, les discussions sino-américaines de mai 2026[34] et du déplacement de Donald Trump en territoire chinois démontrent la volonté du géant asiatique d’éviter une détérioration prolongée de la situation régionale susceptible de menacer ses intérêts économiques. Toutefois, malgré ses capacités d’influence sur l’économie iranien, Pékin ne semble pas en mesure d’imposer des compromis décisifs aux différentes parties. Dès lors, la posture prudente de Pékin à l’égard du conflit remet en cause l’efficacité des potentiels leviers d’influences dont elle dispose.

        Conclusion

        Pour conclure, il semble que l’on assiste à une recomposition du système international dans lequel les États-Unis tentent de garder leur place de gendarme du monde. Cette crise démontre que la dimension militaire d’un conflit n’est plus le seul facteur à prendre en compte. Elle illustre la manière dont une puissance moyenne peut utiliser l’économie mondiale comme facteur de résistance même face à une super puissance telle que les États-Unis. L’Iran utilise ses proxies et la perturbation des flux énergétiques mondiaux en verrouillant le détroit d’Ormuz comme moyen de résistance. La stratégie de résistance asymétrique iranienne à causer des troubles au sein des monarchies du Golfe ce qui a entraîné le retrait historique des Émirats de l’OPEP. Dès lors, l’on pourrait assister à une recomposition de l’ordre régional. Ce retrait ajouté à l’escalade du blocus naval ajoutent deux nouvelles dimensions à cette reconfiguration mondiale, d’abord une recomposition de l’ordre énergétique mondial et ensuite une militarisation croissante des voies maritimes mondiales. De son côté, le Pakistan a pu se mettre en avant en ouvrant un canal diplomatique à Islamabad et, de fait, a renforcé sa position sur la scène internationale. À contrario, L’OTAN, qui cristallise des tensions depuis plusieurs années, se fracture de plus en plus avec l’agression unilatérale américaine. Tous ces signaux doivent être interprétés avec précaution, le conflit étant toujours en cours. Les négociations en cours ne permettent pas d’établir un constat final. La résolution de celui-ci dépendra soit des compromis et concessions des parties sur leur ligne rouge vraisemblablement incompatibles, soit de frappes accompagnées d’une attaque au sol américaine dans le but de provoquer un “regime change”. Quoiqu’il arrive, ce conflit provoque des effets qui modifient les équilibres régionaux. Des travaux ultérieurs permettront d’évaluer avec plus de recul si ces dynamiques constituent une rupture systémique ou une simple perturbation temporaire de l’ordre régional et international.

        Notes

        [1] Bruno Tertrais, « Première Guerre mondiale asymétrique », Le Grand Continent, 27 mars 2026. Disponible sur : legrandcontinent.eu.

        [2] Valentin Stoquer, « CARTE. Koweït, Qatar, Émirats arabes unis… Visualisez les frappes menées par l’Iran en représailles aux attaques israélo-américaines », Franceinfo, chronique « Guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran », 3 mars 2026. Disponible sur : franceinfo.fr.

        [3] Annick Berger, « Un baril de pétrole à plus de 120 dollars : pourquoi c’est inquiétant (et pas seulement pour votre porte-monnaie) », TF1 Info, 30 avril 2026. Disponible sur : tf1info.fr

        [4] Le Monde, « Vivons-nous un quatrième choc pétrolier ? Comprendre en trois minutes », Le Monde, vidéo de la série « Comprendre en 3 minutes », 4 avril 2026. Disponible sur : lemonde.fr.

        [5] Romain Raynaldy, « Géopolitique. Guerre en Iran : les médiateurs s’affairent pour sauver le cessez-le-feu », Courrier international, 12 mai 2026. Disponible sur : courrierinternational.com

        [6] China.org.cn, « La Chine appelle au calme et à la retenue face aux tensions croissantes au Moyen-Orient », China.org.cn, 25 mai 2026. Disponible sur : china.org.cn

        [7] AFP, « Les États-Unis et l’Iran échouent à trouver un accord », Connaissance des Énergies, 12 avril 2026. Disponible sur : connaissancedesenergies.org

        [8] FRANCE 24, « Décryptage États-Unis-Iran : quels points bloquent l’accord ? », France 24, chronique « Décryptage », 25 mai 2026. Disponible sur : france24.com.

        [9] I. Rachati, « Donald Trump annonce avoir renoncé à l’attaque contre l’Iran prévue ce mardi », Franceinfo, chronique « Guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran », 19 mai 2026. Disponible sur : franceinfo.fr.

        [10] Sardar Aziz, « Les pays du Golfe arabique : point de bascule ou point de rupture ? », Eismena, 20 mai 2026. Disponible sur : https://eismena.com/analysis/les-pays-du-golf-arabique-point-de-bascule-ou-point-de-rupture/?lang=fr

        [11] Nicolò Sancassiani, Asiem El Difraoui, Jeanne Dubroca, Héloïse Heuls, Pierre Ramond, « Comment le régime étend la guerre au-delà de l’Iran : un entretien à Bagdad », Le Grand Continent, 6 mai 2026. Disponible sur : legrandcontinent.eu

        [12] Guillaume de Calignon, « Le détroit d’Ormuz, ce verrou contrôlé par l’Iran et qui ferme l’accès au pétrole », Les Échos, 10 mars 2026. Disponible sur : lesechos.fr

        [13] Jonathan Parienté, « Cinq graphiques pour comprendre comment le blocage du détroit d’Ormuz bouleverse le transport maritime », Le Monde, 20 mars 2026. Disponible sur : lemonde.fr.

        [14] BBC Persian, « Comment l’Iran utilise des réseaux financiers clandestins pour contourner les sanctions », BBC News Afrique, 9 mai 2024. Disponible sur : bbc.com.

        [15] Guillaume Tawil, « Chine-Iran : une relation bilatérale à l’épreuve de la guerre », Le Vent Se Lève, 25 avril 2026. Disponible sur : lvsl.fr.

        [16] Georges Berghezan, « L’influence de la Chine au Moyen-Orient », Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), Éclairage, 20 mai 2026. Disponible sur : grip.org.

        [17] Le Monde, « L’Iran verrouille de nouveau le détroit d’Ormuz : Donald Trump dénonce un chantage », Le Monde, 19 avril 2026. Disponible sur : lemonde.fr.

        [18] Franceinfo, « Pourquoi les pays du Golfe peinent à contourner le détroit d’Ormuz pour exporter leur pétrole et leur gaz », Franceinfo, chronique « Guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran », 14 mai 2026. Disponible sur : franceinfo.fr

        [19] Le Revenu, « OPEP : la sortie des Émirats relance l’incertitude pétrolière », Le Revenu, chronique « Placements divers », 30 avril 2026. Disponible sur : lerevenu.com

        [20] Eric Monnet, « Le choc pétrolier de 1973 consacre l’importance de la politique monétaire comme outil dominant de lutte contre l’inflation », Le Monde, 6 octobre 2023. Disponible sur :lemonde.fr

        [21] Organisation des Nations Unies, « Convention des Nations Unies sur le droit de la mer : État des traités », Collection des Traités des Nations Unies, Chapitre XXI, 6. Disponible sur : un.org.

        [22] Ormuz : Du Chaos Juridique à un Régime ad hoc ? » by Olivier Lasmoles, EISMENA, 26/05/2026, https://eismena.com/analysis/ormuz-du-chaos-juridique-a-un-regime-ad-hoc/?lang=fr

        [23] Ghazal Golshiri et Claire Gatinois, « L’Iran se prépare à maintenir durablement son emprise sur le détroit d’Ormuz », Le Monde, 19 mai 2026. Disponible sur : lemonde.fr.

        [24] Courrier international, « Négociations. Donald Trump menace Oman : illustration de sa dépendance grandissante à la puissance militaire », Courrier international, 28 mai 2026. Disponible sur : courrierinternational.com.

        [25] Kelly Ng, Khashayar Joneidi et Daniel De Simone, « Ce que l’on sait du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran », BBC News Afrique, 8 avril 2026. Disponible sur : bbc.com

        [26] Luis Barrucho, « Ce qu’il faut savoir sur l’importance du détroit d’Ormuz », BBC News Afrique, 17 avril 2026. Disponible sur : bbc.com

        [27] Anne le Gall, « Enrichissement de l’uranium : de quoi parle-t-on exactement ? », Radio France, chronique « Le billet sciences », 23 juin 2025. Disponible sur : radiofrance.fr

        [28] Jean-Philippe Rémy, « Brusque escalade entre Israël et le Liban », Le Monde, 24 septembre 2024. Disponible sur : lemonde.fr

        [29] Le Monde, AFP, « Ce que l’on sait sur l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban, entré en vigueur cette nuit », Le Monde, 27 novembre 2024. Disponible sur : lemonde.fr.

        [30] Ici Beyrouth, « Mort de Khamenei : le Hezbollah promet de “faire face à l’agression” des États-Unis et d’Israël », Ici Beyrouth, 1er mars 2026. Disponible sur : icibeyrouth.com

        [31] Le Nouvel Obs, « 100 frappes en dix minutes sur le Liban : Israël déclenche “les ténèbres éternelles au sens premier” », Le Nouvel Obs, 9 avril 2026. Disponible sur : nouvelobs.com.

        [32] Marc Julienne (cité par Annick Berger), « “Aucun intérêt à se mettre en difficulté” : pourquoi la Chine reste à distance dans la guerre au Moyen-Orient », Ifri – Institut français des relations internationales, 6 mars 2026. Disponible sur : ifri.org

        [33] Marc Julienne (cité par Annick Berger), « “Aucun intérêt à se mettre en difficulté” : pourquoi la Chine reste à distance dans la guerre au Moyen-Orient », Ifri – Institut français des relations internationales, 6 mars 2026. Disponible sur : ifri.org

        [34] Emmanuel Lincot, « Visite de Trump à Pékin : un échec attendu », IRIS – Institut de Relations Internationales et Stratégiques, 18 mai 2026. Disponible sur : iris-france.org.

        To cite this article: « L’opération Epic Fury : régionalisation du conflit, crise énergétique et recomposition géopolitique » by Edgar de Barbeyrac, EISMENA, 02/06/2026, [https://eismena.com/analysis/loperation-epic-fury-regionalisation-du-conflit-crise-energetique-et-recomposition-geopolitique/?lang=fr].

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